
Ce soir là Réserve fédérale annonce la décision sur les taux et le marché se prépare à la première hausse depuis 2023. En arrière-plan pèse la ruée sur le bon du Trésor américain à dix ans, qui a retrouvé un rendement supérieur à 5% à des sommets qu'il n'a pas atteints depuis 2007. Le problème reste la dette publique des États-Unis, plus de 40 000 milliards de dollars, alors que la tension implique tous les marchés obligataires championnats du monde de l'Europe au Japon.
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LELa dette américaine dépasse les 40 000 milliards en attendant la Fed
La soif de capitaux de Washington reste le principal facteur de pression sur les rendements américains, à laquelle s'ajoute le choc de l'inflation énergétique due au conflit américano-iranien. Selon les données officielles du Trésor américain, le dette publique total atteint 40 050 milliards de dollars au 14 septembre. En 1993, première année de la série historique, cette même dette s'élevait à un peu plus de 4 000 milliards de dollars.

Les enchères du Trésor sur 20 ans montrent une baisse de la demande étrangère
La preuve de demande plus faible Il est arrivé hier de la vente aux enchères Trésorerie à 20 ans, 13 milliards de dollars. Le rendement des adjudications s'est élevé à 5,420%, soit le plus haut niveau depuis la reprise des émissions à 20 ans en 2020. Le quota alloué aux enchérisseur indirectla catégorie qui comprend les banques centrales et les investisseurs étrangers est tombée à 52,5%, un plus bas historique.
La semaine dernière, levente aux enchères du trentenaire avait montré un bid-to-cover plus élevé, le rapport entre l'offre et la demande, à 2,612 contre 2,57. Dans cette vente aux enchères, le enchérisseur indirect ils avaient obtenu 79,5%, le deuxième pourcentage le plus élevé jamais enregistré. Peut-être que l’enchère à 20 ans a été davantage influencée par l’imminence de la réunion de la Fed.
La Fed de Kevin Warsh divise le marché entre deux scénarios
La décision de Réserve fédérale arrivera à 20h00, heure italienne, suivi à 20h30 de la conférence de presse du président Kevin Warsh, que Criptocurrency.it® suivra en direct. Warsh a la particularité de donner peu de forward guidance, c'est-à-dire peu d'indications sur les évolutions futures des taux.
Bank of America, deuxième banque des Etats-Unis, s'attend à des hausses de 75 points de base en 2026, soit 0,75%, soit trois ajustements d'ici décembre. UBS, la grande banque suisse, et le britannique Barclays s'arrêteront plutôt à 50 points de base d'ici la fin de l'année, comme Deutsche Bank.
Le maintien ferme des taux par la Fed inquiète le marché plus qu'une hausse
Si au contraire la Fed, par un coup de théâtre, laissé les taux inchangésle marché interpréterait la pause comme une faiblesse par rapport auinflation et les rendements à 10 et 30 ans pourraient encore augmenter. Une partie du marché craint précisément ce scénario, les investisseurs étant prêts à exiger des rendements plus élevés pour se protéger de l’inflation.
L’autre partie considère la réunion comme un événement de compensation, un événement qui élimine l’incertitude et réaligne les attentes du marché. Pour ces investisseurs, le véritable risque serait une Fed plus agressive, c'est-à-dire plus agressive que prévu sur les taux.
Les rendements des obligations d’État augmentent partout dans le monde


La situation à Washington influence négativement les rendements des obligations d'État à dix et trente ans, qui augmentent partout dans le monde, comme le montre le graphique ci-joint. Le 10 ans britannique rapporte 5,387%, devant le T-note à 5,004%, tandis que la France à 4,535% dépasse l'Italie à 4,456%. Le Bund, l'obligation du gouvernement allemand à 10 ans, rapporte 3,560%, tandis que l'obligation japonaise à 10 ans est à 2,995%.
Sur maturités de 30 ans le Royaume-Uni arrive en tête avec 5,929 %, suivi des États-Unis avec 5,374 % et de la France avec 5,173 %. L'Italie cède 5,084%, le Japon 4,115% et l'Allemagne 3,913%. La BCE a déjà relevé ses taux en juin et septembre, tandis que la Banque du Japon se prononce vendredi sur une hausse attendue. Si la Fed puis la Banque d'Angleterre emboîtent le pas ce soir, ce sera le premier resserrement conjoint des quatre banques centrales depuis 2006.

