Taxes sur les cryptomonnaies en Afrique du Sud : nouveau guide fiscal

Taxes sur les cryptomonnaies en Afrique du Sud : nouveau guide fiscal

La South African Revenue Authority (SARS) a présenté un projet de guide détaillant comment les actifs numériques devraient être imposés en vertu des règles fiscales sur le revenu et les plus-values ​​qui existent déjà dans le pays. L'agence a ouvert le document aux commentaires du public jusqu'au 31 août.

La proposition ne crée pas de nouvelle taxe ni de régime spécial pour les crypto-monnaies. Au lieu de cela, il cherche à préciser comment les opérations sur crypto-actifs s’inscrivent dans la législation actuelle, un point qui laissait jusqu’à présent des doutes tant aux contribuables qu’aux conseillers fiscaux.

Revenu ou plus-value : la distinction clé

Le projet sur le SRAS distingue deux traitements possibles. Lorsqu’une personne achète et vend fréquemment des crypto-monnaies, à des fins spéculatives ou dans le cadre d’une activité habituelle, les bénéfices seraient considérés comme un revenu ordinaire et seraient imposés comme un revenu. En revanche, si l’actif est détenu à titre d’investissement à long terme, le gain obtenu en le vendant serait soumis à l’impôt sur les plus-values.

Cette ligne de démarcation, qui dépend en pratique de l’intention et du comportement du contribuable, est ce que le guide tente d’éclairer à l’aide d’exemples et de critères. La version soumise à consultation peut être revue dans le projet de document publié par le SARS.

Pression pour la conformité

Ce mouvement intervient après que l’autorité elle-même a mis en garde contre la nécessité pour les détenteurs de crypto-actifs de déclarer correctement leurs opérations. Le SARS a indiqué disposer d'outils lui permettant de recouper les informations et de détecter ceux qui ne déclarent pas leurs avoirs, dans un contexte de coopération internationale accrue pour l'échange de données financières.

L’Afrique du Sud est l’un des marchés de cryptomonnaies les plus actifs du continent africain. Selon les données régionales d’adoption collectées par le cabinet d’analyse Chainalysis, l’Afrique subsaharienne concentre un volume d’activité important, l’Afrique du Sud et le Nigeria étant parmi les pays qui enregistrent le plus de mouvement. Ce niveau d'utilisation explique l'intérêt du Trésor à ordonner le traitement de ces actifs.

Pour les contribuables locaux, cette clarification réduit une partie de l'incertitude quant à la manière de déclarer les opérations qui étaient jusqu'à présent traitées avec des critères dispersés. L’obligation de déclaration n’est cependant pas nouvelle : ce qui change, c’est la clarté quant au régime applicable dans chaque cas.

Quelle est la prochaine étape

Après la clôture de la période de commentaires, SARS évaluera les commentaires reçus avant de finaliser les orientations. L’approche adoptée – intégrer les cryptomonnaies dans les réglementations existantes au lieu de créer leur propre statut – est une tendance que plusieurs pays ont appliquée pour éviter les vides juridiques sans ralentir l’activité du secteur.

Le résultat de la consultation donnera un signal sur la rigueur du contrôle des actifs numériques dans l'une des plus grandes économies d'Afrique et pourrait servir de référence pour d'autres juridictions de la région qui n'ont pas encore défini leur cadre fiscal.

Voir l’article original en espagnol

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