Au pièces stables (cotés à 1,00 $ US ou ~ 5,75 R$), comme l'USDT et l'USDC, sont au centre d'une nouvelle bataille législative aux États-Unis qui va au-delà de la simple réglementation. L’objet du débat sur la loi CLARITY a radicalement changé : le projet de loi, initialement axé sur la création de règles de marché, s’est transformé en une guerre par procuration entre les banques et les émetteurs de crypto pour savoir qui a le droit de payer les détenteurs de dollars numériques.
Pour l’investisseur brésilien, qui utilise largement les pièces stables pour la protection du taux de change et la réserve de valeur, l’issue de ce différend peut déterminer si la garde de ces monnaies générera des revenus passifs (intérêts) ou si elle continuera à être simplement un mécanisme de parité avec le dollar.
Qu'y a-t-il derrière le différend ?
À l’origine, la loi CLARITY était présentée comme la législation nécessaire pour donner au marché américain des cryptomonnaies une voie réglementaire claire. Cependant, de récentes réunions à Washington indiquent que la discussion est au point mort sur un point précis : la « Section 404 » imaginaire du projet, qui traite des récompenses et des revenus.
En termes simples, le conflit réside dans la question de savoir qui peut profiter des avoirs de réserve. Les banques traditionnelles affirment que payer des intérêts sur les dépôts est un privilège bancaire et considèrent les pièces stables à rendement comme une menace directe pour leurs dépôts. D’un autre côté, les sociétés de cryptographie considèrent ces revenus comme une innovation technologique et un avantage pour le consommateur.
Le marché avait espéré qu'une récente réunion à la Maison Blanche aiderait à débloquer la loi CLARITY, en échangeant l'allocation de revenus contre une réglementation fédérale plus stricte. Cependant, l’impasse demeure, les émetteurs de stablecoins faisant pression pour maintenir la capacité de répercuter les revenus sur les utilisateurs. La pertinence de ces actifs est indéniable : en période de volatilité, Tether (USDT) démontre une force de marché comparable à celle des grandes crypto-monnaies, consolidant les pièces stables en tant qu'infrastructure critique.
Quels sont les détails de l’impasse ?
La situation actuelle révèle un véritable bras de fer dans les coulisses législatives. Selon CryptoSlate, la réunion du 10 février entre la Maison Blanche et les géants bancaires a abouti à un « dialogue sourd ». Les uns considèrent les récompenses comme une évolution financière ; l’autre, comme risque systémique.
Quelques points cruciaux définissent le scénario actuel :
- La Division Législative : La version approuvée par la Chambre des représentants est permissive en matière de revenus. Le projet de la commission sénatoriale des banques impose déjà de sévères restrictions.
- Opposition de l’industrie : Coinbase a publiquement retiré son soutien au projet du Sénat, citant spécifiquement l'interdiction des rendements stables comme l'une des principales raisons.
- Date limite à la Maison Blanche : Le gouvernement a fixé au 28 février la date limite pour résoudre ce différend, ce qui montre qu'il est urgent de sortir de l'impasse avant les élections de mi-mandat.
Cette hésitation législative crée un environnement d'incertitude, dans lequel des entreprises comme Starbucks – qui détient des milliards de cartes-cadeaux non utilisées – pourraient théoriquement bénéficier de règles plus claires pour générer des revenus sur ces soldes fluctuants.
Comment cela affecte-t-il les investisseurs brésiliens ?
Le Brésil est l’un des plus grands marchés de stablecoins au monde. Pour l’investisseur local, l’approbation des revenus aux États-Unis pourrait transformer les portefeuilles numériques USDT ou USDC en comptes en dollars, sans avoir besoin de comptes bancaires internationaux complexes.
Si la loi autorise les émetteurs à payer des intérêts, les Brésiliens qui utilisent des services pour recevoir des paiements de l'étranger pourraient voir leur argent gagner automatiquement. Ceci est particulièrement pertinent compte tenu de l’augmentation des cas d’utilisation pratiques, tels que les plateformes qui facilitent le paiement des salaires en pièces stables via des partenariats comme MoonPay et Deel.
D’un autre côté, de sévères restrictions aux États-Unis pourraient limiter l’innovation et conserver les pièces stables uniquement comme moyen d’échange, sans attrait passif pour les investissements. En outre, les investisseurs doivent être conscients du scénario réglementaire national, car le Brésil étudie également des taxes spécifiques pour les pièces stables, qui, en plus des décisions américaines, pourraient modifier la rentabilité finale de ces actifs.
Risques et éléments à surveiller
Malgré l’optimisme de certains analystes dont les plateformes de prévision indiquent 70 % de chances que la loi soit adoptée d’ici décembre 2026, les risques politiques sont élevés. Les Républicains, bien que majoritaires au Sénat, ont besoin des voix des Démocrates pour surmonter les obstructions systématiques, ce qui nécessite un consensus bipartisan qui n’existe pas encore.
Si l’impasse persiste, il existe un risque que l’émission de pièces stables à rendement migre entièrement vers des juridictions offshore, loin de la sécurité réglementaire des États-Unis, augmentant ainsi le risque de contrepartie pour les investisseurs recherchant ces produits.
En résumé
En bref, la loi CLARITY a cessé de se limiter à des règles et est devenue un différend commercial sur la question de savoir à qui profite l’argent numérique. L'investisseur doit surveiller la date limite du 28 février. Si les émetteurs gagnent, la détention de dollars numériques pourrait devenir une source de revenus passifs ; si les banques gagnent, le statu quo à taux zéro restera probablement.
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