
Les attaques impliquent des demandes de rançon en bitcoins ou en cryptomonnaies, avec des menaces de mutilation.
En février, six suspects ont été arrêtés pour implication dans ce type de crime.
La France est devenue, au cours des six premières semaines de 2026, l’épicentre d’une modalité criminelle qui a cessé d’être numérique pour devenir physique avec des enlèvements et des agressions violentes dirigées contre les détenteurs de bitcoin (BTC) et de cryptomonnaies.
Ce qui se fait parfois à coup de codes malveillants et d'emails de phishing est désormais, en France comme point central, fait à coups d'armes courtes et de menaces de mutilation. Le pays français est en tête d'une sombre statistique qui place ses citoyens au centre d'une tempête parfaite où La soif d’actifs numériques recoupe celle du crime organisé plus traditionnel.
Selon les données de la société de sécurité CertiK, 72 attaques physiques ont été recensées dans le monde en 2025, soit une augmentation de 75 % par rapport à l’année précédente. Cependant, le début de l'année 2026 conforte la France comme « point chaud ». Sur les 14 attaques recensées dans le monde jusqu'à mi-février selon l'analyste Jameson Lopp (sur son tracker GitHub), 11 ont eu lieu sur le sol français.
Ce chiffre signifie que près de 80 % des incidents mondiaux de cette année sont concentrés dans un seul pays, dépassant largement les records des pays dotés de marchés d'actifs numériques beaucoup plus vastescomme les États-Unis.
L'audace des auteurs semble n'avoir aucune limite. Entre le 6 et le 8 février, une magistrate de 35 ans et sa mère de 67 ans ont été enlevées dans le département de la Drôme, au sud-est du pays.
Les ravisseurs ne recherchaient pas de bijoux ou d'argent liquide, mais plutôt un accès à des portefeuilles numériques sous la menace d'infliger des dommages physiques permanents. Après une opération policière qui a permis leur libération, six suspects, dont un mineur, ont été interpellés dans une affaire qui a choqué la justice française.

Quelques jours plus tard, le 12 février, la violence frappait à la porte du secteur privé. Trois hommes armés ont tenté de s'introduire au domicile de David Prinçay, PDG de Binance France, dans le Val-de-Marne. N'ayant pas trouvé leur cible, les assaillants se sont contentés de téléphones portables avant de s'enfuir, pour être capturés plus tard après une deuxième tentative d'assaut, comme le rapporte CriptoNoticias.
Rien qu'en janvier 2026, neuf cas d'enlèvements ou tentatives d'enlèvement liés à des bitcoiners ont été enregistrés en France, selon les chiffres présentés par Lunaticoin dans son podcast d'urgence sur le sujet. Parmi celles-ci, huit ont été menées et cinq impliquaient des attaques dirigées contre des membres de la famille pour faire pression sur le détenteur des actifs cryptographiques.
Lunaticoin base ces données sur des listes croisées de sources communautaires, notamment un registre Lopp et des rapports exclusifs. Ceux-ci indiquent qu’entre 2021 et 2024, seuls un ou deux cas ont été documentés par an dans le pays ; mais En 2025, ce chiffre est passé à 19 incidents (cinq tentatives et 14 réussies, uniquement dans le pays français). L’animateur du podcast prévoit que, si le rythme des attentats se poursuit, la France pourrait dépasser les 100 cas sur l’ensemble de l’année 2026.
Parmi les cas notables de 2025, citons celui du co-fondateur de Ledger, David Balland, qui a été kidnappé avec sa femme en janvier 2025 et libéré après une opération policière ; Les criminels lui ont mutilé le doigt et ont exigé une grosse rançon en Bitcoin.
Comment les criminels savent-ils à qui s’attaquer ?
La réponse réside dans la vulnérabilité de la vie privée. Le piratage de Waltio, plateforme française de taxation des actifs numériques, a exposé les données d'environ 50 000 utilisateurs en janvier 2026 (alors que les données circulaient déjà sur le dark web depuis décembre 2025). Ces informations ont servi de catalogue aux criminels.
L’impact sur la vie sociale des passionnés de cryptomonnaie est palpable. Même si la France maintient quelque 70 rencontres, la fréquentation a chuté et le ton des conversations a radicalement changé. On s'inquiète désormais davantage de la confidentialité absolue, où « ne dites pas combien vous avez » est devenu un mantra de survie, selon ce qui a été discuté entre Bitcoiner Rogzy et Lunaticoin.
Malgré l’efficacité policière lors des récentes arrestations, le ministère français de l’Intérieur n’a pas encore publié de chiffres officiels unifiés pour 2026. Pendant ce temps, la communauté des bitcoiners en Europe, région qui a concentré 40 % de ces attaques en 2025, observe avec prudence la France qui tente d’enrayer une vague de violence qui tient tout le monde en haleine.
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