
Le ministère russe de la Justice a proposé des sanctions explicites pour les individus et les entreprises qui se livrent à l’extraction illégale de cryptomonnaies. Les projets de mesures signalent une évolution vers une application plus stricte plutôt que des directives générales, augmentant ainsi les enjeux pour les mineurs qui opèrent hors réseau ou échappent aux obligations fiscales et de déclaration.
La proposition du ministère vise l'extraction illégale de cryptomonnaies
La proposition du ministère impose une responsabilité administrative et, dans certains cas, pénale pour « l'extraction illégale de cryptomonnaies ». Ce terme inclut principalement les activités qui utilisent de l'électricité subventionnée, contournent les exigences de déclaration ou opèrent dans des zones interdites telles que les zones résidentielles et les installations socialement importantes. Les autorités veulent que les tribunaux imposent des amendes, confisquent les équipements et les gains mal acquis si les mineurs enfreignent les règles en matière de licences, de taxes ou d'utilisation de l'énergie.
Les fermes minières non autorisées qui surchargent les réseaux électriques locaux et profitent de tarifs bas pour les particuliers plutôt que pour l’industrie sont depuis longtemps une source de frustration pour les autorités régionales. L'augmentation des amendes vise à faire la distinction entre les mineurs qui s'enregistrent en tant qu'entreprises légitimes et paient l'énergie aux prix du marché et ceux qui cachent leurs activités derrière des modes d'utilisation fictifs ou des connexions illégales.
Adaptation à la politique générale de cryptographie
La décision du ministère de la Justice s'inscrit dans le cadre d'une politique russe plus large visant à formaliser les actifs numériques sans les légaliser pleinement comme moyen de paiement. Les législateurs reconnaissent déjà les « actifs financiers numériques » et les « droits numériques » dans la législation, mais restreignent toujours l’utilisation des crypto-monnaies dans le commerce intérieur. L’exploitation minière existe dans une zone grise où les autorités la tolèrent comme une activité similaire à l’exportation qui introduit des devises étrangères dans l’économie, à condition que les participants respectent les réglementations fiscales et de contrôle financier.
Les procureurs et les régulateurs souhaitent des outils juridiques plus clairs pour réagir lorsque les mineurs abusent des infrastructures ou blanchissent les produits par des canaux informels. Les sanctions proposées donneraient aux enquêteurs une base directe pour poursuivre les affaires impliquant des connexions réseau illégales, des revenus non déclarés ou des tentatives d'acheminement de pièces extraites via des bourses étrangères sans divulgation.
Si les législateurs adoptent le projet du ministère de la Justice, les grands exploitants miniers qui travaillent déjà avec des services publics régionaux et paient des tarifs industriels pourraient avoir un avantage relatif sur les petits exploitants souterrains. Les règles pourraient accélérer la consolidation du secteur, à mesure que les entreprises informelles fermeront leurs portes ou chercheront à obtenir un statut officiel et des contrats à long terme avec des fournisseurs d’énergie.
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