Le Premier ministre britannique Keir Starmer démissionne : réponse du marché et prochaines étapes

Le Premier ministre britannique Keir Starmer démissionne : réponse du marché et prochaines étapes

Points clés à retenir

  • Le Premier ministre britannique Keir Starmer a démissionné lundi suite aux pressions croissantes des membres de son parti travailliste.
  • L'ancien maire du Grand Manchester, Andy Burnham, se positionne comme le principal candidat au poste de Premier ministre.
  • La livre sterling a baissé de 0,1% à 1,3220 $ en réaction à l'annonce.
  • L'indice britannique FTSE 100 a glissé de 0,1% au cours de la séance du matin
  • L'attention des investisseurs se tourne désormais vers la nomination du prochain chancelier et la poursuite des politiques budgétaires actuelles.

Lundi 22 juin, Keir Starmer a annoncé son départ de son poste de Premier ministre du Royaume-Uni, mettant ainsi fin à un mandat qui a duré moins de deux ans.

S'exprimant depuis l'extérieur du numéro 10 Downing Street, Starmer a révélé sa décision de se retirer. Il a reconnu avoir reçu des commentaires clairs de la part des parlementaires travaillistes concernant son aptitude à diriger le parti aux prochaines élections générales, et a déclaré qu'il respecterait leur jugement.

Cette décision a été prise après que Starmer ait passé le week-end à Chequers, la résidence officielle des premiers ministres britanniques, pour réfléchir à son avenir politique.

La pression était montée tout au long du week-end alors que les députés travaillistes réclamaient de plus en plus sa démission. Avant 9h30 lundi matin, les partisans du ministre et les collaborateurs de Downing Street se sont rassemblés à la résidence, annonçant l'annonce imminente.

Les marchés financiers affichent une réaction modérée

Les marchés ont fait preuve d’une réaction relativement calme face aux évolutions auxquelles de nombreux observateurs s’attendaient déjà.

La livre sterling s'est affaiblie de 0,1% à 1,3220 $ par rapport au dollar américain. Pendant ce temps, le rendement des obligations d’État britanniques à 10 ans a légèrement augmenté pour atteindre 4,85 %.

L'indice de référence londonien FTSE 100 a baissé de 0,1% au début des heures de négociation. Les experts du marché ont qualifié la réponse financière de discrète.

La voie à suivre

Starmer a indiqué qu'il avait demandé au Comité exécutif national du Labour d'établir un calendrier pour la conduite d'une élection à la direction. Sa préférence est qu'un successeur soit nommé avant la reprise du Parlement après les vacances d'été du 1er septembre.

La période de nomination devrait commencer le 9 juillet, immédiatement après le retour de Starmer d'une réunion de l'OTAN en Turquie. La fenêtre de nomination se fermerait vers le 16 juillet.

Starmer continuera à exercer ses fonctions de Premier ministre pendant la période intérimaire jusqu'à ce que les membres du parti choisissent son remplaçant.

Andy Burnham, l'ancien maire du Grand Manchester, est considéré comme le grand favori. Il devrait arriver à Westminster lundi pour les cérémonies d'investiture en tant que député après sa victoire à l'élection partielle de Makerfield.

Le marché de prédiction en ligne Polymarket attribue actuellement une probabilité de 96 % à ce que Burnham devienne le prochain Premier ministre britannique.

Wes Streeting, qui était auparavant secrétaire à la Santé, devrait également déclarer sa candidature.

Burnham a déjà déclaré que le gouvernement ne devrait pas être contraint par les pressions du marché obligataire, ce qui indique un soutien potentiel à une augmentation des dépenses publiques. Cependant, il a récemment adopté des positions plus favorables au marché, recrutant notamment un ancien économiste en chef de la Banque d'Angleterre au sein de son équipe consultative.

Les marchés financiers se concentrent désormais principalement sur la question de savoir qui sera nommé au poste crucial de chancelier. L'analyste d'ING, Francesco Pesole, a noté que les investisseurs chercheront à obtenir du nouveau chancelier des assurances budgétaires comparables à celles fournies par la chancelière sortante Rachel Reeves.

Reeves avait maintenu son engagement en faveur de directives budgétaires rigoureuses, qui ont contribué à stabiliser les marchés obligataires après les bouleversements de 2022 provoqués par le mini-budget controversé de la Première ministre de l'époque, Liz Truss.

Cette transition marque le septième changement de Premier ministre britannique en une décennie.



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