
L'Autorité de surveillance financière du Japon (FSA) a lancé une consultation publique pour clarifier quelles obligations peuvent servir de réserves pour les pièces stables réglementées. La date limite pour les commentaires est le 27 février 2026, ce qui laisse aux banques, aux sociétés de technologie financière et aux citoyens suffisamment de temps pour formuler leurs commentaires.
La consultation soutient les amendements à la loi japonaise sur les services de paiement de 2025, qui ont mis à jour la réglementation relative aux instruments de paiement électronique et aux pièces stables. Les régulateurs souhaitent établir des normes plus claires pour les « droits fiduciaires spécifiques » qui détiennent des actifs garantissant des pièces stables indexées sur le yen.
Le régulateur financier japonais propose des normes pour les obligations éligibles
Le projet de règlement se concentre sur les obligations que les émetteurs de pièces stables peuvent détenir au sein de ces structures de fiducie. Les autorités veulent déterminer quels titres sont considérés comme suffisamment sûrs et liquides pour protéger les fonds des utilisateurs.
Les premières prévisions suggèrent que les obligations de haute qualité, telles que les obligations d’État japonaises et américaines à court terme, sont préférées. Selon les directives en vigueur, jusqu'à 50 % des réserves peuvent être investies dans des investissements à faible risque tels que des obligations d'État ou des dépôts à terme remboursables, à condition que le montant principal soit maintenu.
Pourquoi le Japon ajuste ses réserves de stablecoins
Les premières règles japonaises en matière de monnaie stable exigeaient principalement des réserves complètes sous forme de dépôts bancaires, ce que certains critiques ont jugé trop strict par rapport à d'autres régions. Le nouveau cadre fait suite aux mesures adoptées aux États-Unis, dans l’Union européenne et au Royaume-Uni qui permettent de conserver les réserves sous forme d’une combinaison de liquidités et d’obligations d’État de première qualité.
La FSA vise à trouver un équilibre entre une meilleure gestion des réserves et la sécurité en élargissant la gamme d'obligations éligibles. Les régulateurs continuent d’exiger un contrôle strict des émetteurs et des intermédiaires, une couverture 1:1 et une ségrégation des actifs des consommateurs.
Des normes obligataires claires pourraient aider les banques et les sociétés de fiducie japonaises à développer des pièces stables indexées sur le yen plus efficaces. Les émetteurs pourraient obtenir des rendements modérés avec des obligations extrêmement sûres tout en conservant une liquidité suffisante pour les remboursements.
Les observateurs du marché affirment que les pièces stables en yen pourraient également soutenir la demande d'obligations d'État japonaises, bien que dans une mesure limitée. Pour l'instant, la consultation de la FSA décidera dans quelle mesure les émetteurs peuvent compter sur les réserves obligataires, tandis que la protection des utilisateurs reste au centre de la politique.
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