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Cette semaine, le concept de métaverse se situe à la croisée des chemins marqués par le questionnement économique et l’expérimentation créative. Tandis que des voix critiques, comme l'économiste Dean Baker, mettent en garde contre les coûts sociaux du pari de Meta, d'autres acteurs du secteur promeuvent des modèles alternatifs qui s'éloignent des approches centralisées.
De la vision décentralisée et open source de Brendan Greene à l'intégration pratique des identités numériques suite à l'achat de Ready Player Me par Netflix, l'écosystème virtuel commence à se transformer en un espace de test technique et culturel plus diversifié.
Verdict de Dean Baker : le pari de Zuckerberg est un risque social
L'économiste Dean Baker a remis en question l'investissement ambitieux de Mark Zuckerberg dans le métaverse et a fait valoir que les près de 70 milliards de dollars alloués au projet ne représentent pas seulement une perte pour l'entreprise, mais un échec économique avec des conséquences sociales concrètes.
Baker a expliqué qu'en redirigeant des milliards de dollars vers la réalité virtuelle, Meta a détourné des talents humains et des ressources physiques qui auraient pu être appliqués à des secteurs plus productifs. Les ingénieurs logiciels, les planificateurs et les capacités techniques sont restés concentrés pendant des années sur un projet qui, jusqu'à présent, n'a pas réussi à se consolider.
Selon Baker, ce pari raté devient d’autant plus pertinent dans un contexte où les grandes entreprises technologiques réaffectent leurs capitaux vers l’intelligence artificielle, un domaine aux applications plus immédiates et tangibles.
Le pari ambitieux de Brendan Greene sur un métaverse open source
Brendan Greene, créateur de PUBG, a marqué une nette distance entre son nouveau projet, Artemis, et les plateformes établies comme Fortnite ou Roblox. Selon lui, l’industrie insiste sur la construction du métaverse via des architectures client-serveur traditionnelles et des écosystèmes fermés, ce qui limite la réelle évolutivité.
Leur proposition pointe vers une approche « ascendante », soutenue par l'apprentissage automatique, pour générer des mondes à l'échelle terrestre directement sur le matériel de l'utilisateur, réduisant ainsi la dépendance à l'égard des grands centres de données.
Contrairement aux modèles promus par Epic Games, Greene soutient que le métaverse doit fonctionner comme une infrastructure ouverte et agnostique, où les créateurs peuvent connecter du contenu sans accords d'entreprise restrictifs. Actuellement, leur jeu Prologue sert d’environnement expérimental pour valider cette technologie.
Le but ultime n’est pas de rivaliser avec des moteurs comme Unreal ou Unity, mais de jeter les bases d’une infrastructure décentralisée qui transforme Internet en une expérience tridimensionnelle véritablement ouverte.
Netflix rachète Ready Player Me et accélère son expansion dans le gaming
Netflix a franchi une étape importante dans sa stratégie de jeu vidéo avec l'acquisition de Ready Player Me, une startup estonienne spécialisée dans la technologie des avatars interopérables.
L'accord permettra l'intégration d'outils permettant aux utilisateurs de créer des avatars persistants entre différents jeux, renforçant l'identité numérique des joueurs et leur lien avec les franchises et les univers narratifs.
Bien que l’entreprise présente cette initiative comme étant axée sur le jeu, le mouvement ouvre la porte à des interprétations plus larges. Ces avatars pourraient être étendus à des expériences sociales virtuelles, des récits interactifs ou des espaces liés à leurs productions audiovisuelles.
Tsunan Sake inaugure « Lunar Brewery », sa distillerie dans le métaverse
Au Japon, Tsunan Sake Brewery a lancé sa brasserie virtuelle dans le métaverse, « Lunar Brewery », une initiative visant la promotion internationale et le tourisme numérique.
Le projet s'appuie sur la vision à long terme « Construire une brasserie sur la Lune (Vision 2040) » et se concentre sur la fermentation comme générateur de culture gastronomique, même en milieu fermé. La proposition vise à créer un espace de rencontre et de communication transfrontalière.
Le concept « Lunar Brewery » recrée une brasserie de l’année 2040 dans le présent, permettant aux utilisateurs d’explorer l’architecture lunaire et le potentiel de production microbienne en dehors de la Terre à partir de leurs appareils.
«Notre objectif est que les voyageurs internationaux commencent leur voyage avant même leur arrivée, que les personnes à l'étranger puissent se connecter à la brasserie à distance et partager les possibilités de fermentation avec le monde.», a expliqué Kengo Suzuki, PDG de l'entreprise.
Je dis au revoir avec cette phrase de Matt Mullenweg : «la technologie est meilleure lorsqu'elle rassemble les gens».
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