
Tor, le réseau décentralisé qui permet de naviguer anonymement sur internet, intègre désormais le Proof of Work (PoW) pour garantir la sûreté et la robustesse de son réseau. Cette mesure vise à dissuader les attaques par déni de service (DDoS), sans pour autant impliquer l’utilisation de cryptomonnaie.
Tor intègre le Proof of Work
Tor, également connu sous le nom de The Onion Router, est l’un des réseaux les plus anciens qui permet d’anonymiser les communications sur internet. Le 23 août, l’équipe de Tor Project a annoncé une évolution majeure avec l’arrivée de Tor 0.4.8. Ce réseau introduit un service de défense basé sur le Proof of Work (PoW), un mécanisme similaire à celui utilisé dans les cryptomonnaies pour sécuriser le réseau.
Cette nouvelle fonctionnalité a pour objectif de dissuader les attaques par déni de service (DDoS) en invitant les connexions entrantes à effectuer des opérations de plus en plus complexes lorsque le réseau est sous pression. Ainsi, les connexions légitimes sont triées en fonction du travail fourni, rendant les attaques bien plus coûteuses.
Une mise à jour nécessaire
La mise à jour du réseau Tor était plus que nécessaire, car les services onion, qui protègent l’anonymat des utilisateurs en masquant leurs adresses IP, sont naturellement vulnérables aux attaques par déni de service. Les protections traditionnelles basées sur la limitation de débit par IP ne sont pas suffisamment efficaces.
L’adoption du Proof of Work permet donc de pallier cette vulnérabilité sans compromettre la confidentialité des utilisateurs.
Cette mise à jour est une excellente nouvelle pour la sécurité et la confidentialité des utilisateurs, d’autant plus que la confidentialité est de plus en plus remise en cause. Par exemple, les fondateurs de Tornado Cash, un logiciel open source d’anonymisation des transactions, ont récemment été arrêtés aux États-Unis.