
Cela ne s'est pas produit depuis le lancement de Polygon. Vendredi, pour la première fois, le réseau a collecté plus de commissions par jour qu'Ethereum – 407 100 $ contre 211 700 $ selon Token Terminal. L’événement est bruyant, mais l’explication est prosaïque.
Il y a une plateforme derrière le disque
Polymarket, un service permettant de parier sur les résultats d'événements réels, s'est avéré être le seul véritable moteur de croissance. Matthias Seidl de l'équipe d'analyse Growthepie a vérifié les données et est arrivé à une conclusion simple : toute l'augmentation de l'activité sur le réseau s'explique par une seule application.
En une semaine, Polymarket a rapporté au réseau un peu plus d'un million de dollars de commissions. Son concurrent le plus proche en termes d'activité, Origin World, a gagné environ 130 000 dollars sur la même période.
Le catalyseur, ce sont les Oscars. La catégorie des paris représentait à elle seule plus de 15 millions de dollars. Chaque transaction au sein de ces paris passait par Polygon et s'ajoutait au total.
Un jour plus tard, l'image a changé
Samedi, l'écart entre les réseaux s'est fortement réduit. Polygon a collecté environ 303 000 $, Ethereum – 285 000 $. Il ne s’agit plus d’un record ou d’une domination, mais d’une égalité approximative. Sur la base de la moyenne mobile sur 30 jours, Ethereum est toujours en avance.
La conclusion est évidente : nous parlons d’une croissance ponctuelle, et non d’un changement dans l’équilibre des pouvoirs. Ethereum continue de percevoir des frais provenant d'échanges décentralisés, de protocoles de prêt et de jalonnement – une large base qui ne sera pas submergée par un seul événement.
Les Stablecoins ont ajouté du volume
Parallèlement à la hausse des taux, l'analyste du réseau Peterrock a enregistré un record hebdomadaire du nombre de transactions en USDC sur Polygon – 28 millions de transactions. Il ne s'agit plus de Polymarket, mais des règlements dans DeFi en général.
Lorsque l’activité du stablecoin augmente, les frais suivent automatiquement. Le signal est positif, mais pas encore suffisant pour parler de croissance systémique de l’écosystème.
Pourquoi les paris vont-ils ici ?
Polygon présente un avantage spécifique pour des marchés comme Polymarket : un faible coût par transaction. Pour une plateforme où les gens font beaucoup de petits paris, c’est important. Les frais élevés d'Ethereum le rendent peu pratique pour de tels scénarios. Un facteur supplémentaire concerne les robots automatisés. Polygon a déployé des agents qui exploitent des marchés de prédiction sans intervention humaine. Plus la fréquence des transactions est élevée, plus les commissions totales sont élevées. Les jours d'événements majeurs, cet effet est particulièrement visible.
Quelle est la prochaine étape ?
Les marchés de prédictions vivent d’un événement à l’autre. Après les Oscars, le prochain grand catalyseur ne viendra pas tout de suite. Si l'activité sur Polymarket revient à des niveaux normaux, Polygon retrouvera sa place habituelle dans le classement.
Pour des résultats durables, le réseau a besoin d’une croissance au-delà d’une seule application. En attendant, le bilan reste un fait historique, mais pas un argument en faveur d’un changement de leader.
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