
Christine Lagarde tente une fois de plus de rallier le soutien à l’euro numérique. Pour le chapitre BCE Il ne s’agit pas simplement d’un autre projet technologique, mais d’un moyen de répondre à l’adoption rapide des pièces stables en dollars dans les paiements internationaux.
Jusqu’à présent, les chances ne sont clairement pas favorables à l’Europe. Selon CoinMarketCapla capitalisation des pièces stables en dollars est d'environ 317 milliards de dollars. Pour les actifs rattachés à l'euro, le marché est beaucoup plus restreint et n'atteint même pas 1 milliard de dollars.
Les grandes banques et certains acteurs du secteur proposent de développer des euro-stablecoins privés. DANS BCE Cette idée est considérée avec réserve. Ils estiment que pour renforcer l’euro dans les paiements numériques, l’Europe a besoin d’un euro numérique émis par une banque centrale.
Au forum de mai Banque d'Espagne LatAm Lagarde a déclaré que les perspectives des pièces stables en euros sont souvent surestimées.
Plainte principale BCE est que ces actifs peuvent rapidement perdre leur stabilité dans une situation stressante. De plus, si les utilisateurs commencent à transférer massivement de l’argent des dépôts bancaires vers des pièces stables, il sera plus difficile pour le régulateur d’influencer l’économie par le biais des taux.
Lagarde a donné un exemple USDC. En 2023, après le krach Banque de la Silicon Valleyce stablecoin a temporairement perdu son ancrage au dollar. Pour BCE cela a montré que même les pièces stables importantes et populaires ne sont pas à l’abri des échecs.
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Le régulateur craint également un autre effet. Si les dépôts commencent à quitter le système bancaire, il deviendra plus difficile pour les banques de prêter aux entreprises. Ce qui signifie les solutions BCE les taux d’intérêt auront moins de chances d’atteindre l’économie réelle.
Au lieu de pièces stables privées Lagarde propose de développer les dépôts bancaires tokenisés. À son avis, ils sont mieux adaptés aux règlements en chaîne et ne comportent pas le même risque de retrait massif de fonds.
Position Lagarde soutenu Isabelle Schnabel du conseil d'administration BCE. Lors d’une conférence de la Banque de Corée à Séoul, elle a comparé les pièces stables aux fonds du marché monétaire des années 1970. Ensuite, ces fonds ont commencé à siphonner l’argent des banques, même si, extérieurement, ils ressemblaient également à un instrument stable.
Schnabel a spécifiquement souligné la domination du dollar. La quasi-totalité du marché des pièces stables est aujourd’hui liée au dollar, et sa croissance ultérieure pourrait en accroître l’impact. USA non pas à cause de l’état de l’économie, mais à cause de l’échelle, des effets de réseau et d’un démarrage précoce.
Il s’agit d’une question sensible pour l’Europe. Si les pièces stables en dollars prennent pied dans la finance symbolique, il sera plus difficile pour l’euro de conserver un rôle de premier plan dans la nouvelle infrastructure de paiement.
Quand s’attendre à un euro numérique
L’euro numérique n’est pas encore prêt. Le projet est encore au stade préparatoire.
Le lancement pilote n’est pas prévu avant le second semestre 2027. Un nombre limité de banques et de sociétés commerciales devraient participer aux tests. Le programme, selon les plans préliminaires, durera environ un an.
Même avec un bon scénario pour la sortie complète de l'euro numérique en BCE pas attendu avant 2029.
Le Parlement européen a déjà soutenu le cadre général du projet. En février 420 les députés ont voté pour un amendement qui prévoit le fonctionnement de l'euro numérique en ligne et hors ligne.
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Lagarde souligne que l’euro numérique doit s’appuyer sur une infrastructure européenne. Il est important de réduire la dépendance à l'égard Visa, MasterCard et d'autres sociétés de paiement étrangères.
Mais le secteur privé a quelques années d’avance.
BNP Paribas, ING, UniCrédit et d'autres banques ont déjà créé un consortium Qivalis. Son objectif est de lancer un stablecoin adossé à l’euro. Le projet a demandé une licence d'émetteur de monnaie électronique auprès de la Banque centrale néerlandaise.
Le marché des pièces stables en euros est encore petit, mais en croissance. Selon Laboratoires TRMle volume des transactions est passé de 69 millions de dollars en janvier 2025 jusqu'à 777 millions de dollars en mars 2026.
Le plus grand acteur reste désormais EURC depuis Cercle. La société a obtenu une licence française sous Mica et contrôle plus de la moitié du segment Euro-stablecoin.
Il s'avère que pour l'instant BCE prépare un euro numérique, les banques et les sociétés de cryptographie tentent déjà de prendre leur place dans les paiements numériques en euros.
Il n’y a pas de position commune en Europe
Approche Lagarde Tout le monde ne le soutient pas. Commission européenne et certains pays UE Ils ont une vision plus douce des pièces stables en euros. La France, par exemple, y voit un outil pour renforcer le rôle international de l'euro.
Dans le rapport d'avril Blockchain pour l'Europepréparé avec la participation de l'ancien PDG BCE Ulrich Bindseilon a dit que les règles Mica peut-être trop dur. Les auteurs ont averti qu’en raison de ces restrictions, les sociétés stablecoin pourraient quitter l’Europe.
Membre du conseil d'administration Banque fédérale Michael Theurer ne croit pas non plus que l’Europe doive choisir une seule option. Selon lui, les dépôts symboliques et les pièces stables sont importants. Ces dernières comportent des risques, mais les régulateurs européens ne semblent pas prêts à abandonner complètement cette direction.
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