
Pour Tarek Mansour, PDG de Kalshi, la concurrence de l'entreprise avec Polymarket est une sorte d'incitation au développement.
Il a ajouté que c’est la lutte interne qui finira par amener les marchés de prédiction dans le courant dominant de la finance. C’est cette rivalité qui pousse les deux sociétés à élargir leurs frontières, transformant le secteur du divertissement de niche en une industrie majeure.
Il y voit néanmoins une guerre de légitimité aux enjeux élevés, menée sur trois fronts critiques.
Kalshi se présente comme un acteur « réglementé » qui a remporté une victoire juridique contre la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) des États-Unis sur des contrats politiques.
Polymarket, qui s'est initialement développé comme une plate-forme de crypto-monnaie non réglementée, a fait l'objet d'une enquête du FBI. Pour pénétrer le marché américain, elle a acquis des sociétés titulaires d'une licence CFTC.
Les deux sociétés disposent de capitaux suffisants. Kalshi a récemment annoncé avoir levé 1 milliard de dollars pour une valorisation de 11 milliards de dollars. Polymarket pourrait être valorisé entre 12 et 15 milliards de dollars.
Quelle que soit la plateforme gagnante, la concurrence elle-même professionnalisera le secteur et déterminera si les marchés de prédiction deviennent une partie acceptée du paysage commercial.
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