Le comité des services financiers de la Chambre des États-Unis a publié un projet de loi visant à réglementer les pièces stables et les actifs numériques. La mesure doit encore être discutée et votée, mais c’est un pas vers plus de clarté dans le pays.
Selon le Comité composé de législateurs démocrates et républicains, la loi a deux objectifs. Premièrement, il vise à clarifier le rôle des pièces stables et des actifs numériques et leur ouvre la possibilité de servir de moyen de paiement.
Mais le projet vise aussi à remettre les régulateurs à leurs places respectives. C’est-à-dire définir quels actifs numériques sont des titres et lesquels sont des marchandises. De cette manière, la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Futures and Commodities Trading Commission (CFTC) sauront clairement ce qui relève de leur compétence.
Plus de clarté pour les stablecoins américains
L’audition complète du Comité, intitulée « L’avenir des actifs numériques : apporter de la clarté à l’écosystème des actifs numériques », est prévue pour le 13 juin. Mais le groupe a lancé le projet de loi jeudi (9).
C’est le troisième projet de loi présenté par le Comité qui parle de stablecoins, mais celui-ci combine les concepts des propositions précédentes. Le projet de loi sur les pièces stables vise à réglementer les pièces stables à des fins de paiement et à d’autres fins.
Le projet de loi contient des détails sur les principaux régulateurs fédéraux, les réglementations sur qui peut l’émettre et les exigences pour un paiement stablecoin. En outre, la loi établit les rôles des personnes chargées de surveiller et de faire appliquer la loi.
Un autre aspect consiste à définir les émetteurs de stablecoins de paiement qualifiés par l’État et l’interopérabilité. En d’autres termes, la loi stipule que les entreprises doivent avoir une licence pour opérer avec des stablecoins.
Moratoire
Si le projet de loi devient effectivement loi, il imposerait un moratoire de deux ans sur les stablecoins aux États-Unis. Autrement dit, pendant cette période, il sera illégal d’émettre, de créer ou de créer un stablecoin sécurisé.
Mais le moratoire ne s’applique qu’à un stablecoin qui n’existe pas à la date de promulgation de cette loi. Par conséquent, des noms comme USDT, USDC et même l’USTC éteint suivent
Le projet de loi sert d’amendement à la loi sur les conseillers en investissement de 1940 et stipule que les pièces stables de paiement ne sont pas des «titres». De plus, les agences fédérales auront plus d’autorité et de surveillance sur les pièces stables que les régulateurs des États.
Le président Patrick McHenry estime que le projet de loi marque la première étape vers la réglementation de la crypto-monnaie aux États-Unis. Cependant, on ne sait toujours pas ce que les démocrates pensent du projet de loi.
Le projet de loi doit être adopté par la Chambre des États-Unis et le Sénat américain pour établir le premier règlement sur les pièces stables.
SEC et CFTC à leur place
Selon le projet de discussion sur le cadre du marché des actifs numériques, la compétence de la SEC porte sur les actifs numériques offerts dans le cadre d’un accord d’investissement. La CFTC aura compétence sur le marché au comptant des produits numériques.
Parmi les témoins à l’audience figurent Jeremy Allaire, PDG de Circle, émetteur de l’USDC, Coy Garrison, partenaire de Steptoe & Johnson LLP, Emin Gün Sirer, PDG d’Ava Labs, et Thomas Sexton III, président de la National Futures Association.