STF valide les preuves contre un trafiquant de drogue qui a volontairement remis du HD avec des crypto-monnaies à la police

STF valide les preuves contre un trafiquant de drogue qui a volontairement remis du HD avec des crypto-monnaies à la police

LE Tribunal fédéral (STF) a rejeté une demande d'Habeas Corpus visant à annuler la condamnation d'un homme arrêté pour trafic de drogue dans l'État de São Paulo. La défense de l'accusé a cherché à invalider les preuves recueillies lors de l'arrestation, affirmant que la police était entrée dans l'appartement sans mandat judiciaire.

Cependant, la Cour suprême a conclu que l'entrée était autorisée et a souligné que l'accusé lui-même a volontairement remis aux agents l'équipement où il stockait les crypto-monnaies.

La décision, signée par le ministre Gilmar Mendes et publiée lundi (9), met fin à une bataille juridique déjà menée devant le Tribunal de justice de São Paulo (TJSP) et le Tribunal supérieur de justice (STJ).

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L'affaire attire également l'attention en raison de la variété de drogues synthétiques trouvées, en plus des aveux spontanés de l'accusé concernant la possession de cryptoactifs.

Reportage vidéo et cryptomonnaies livrés

L'opération policière qui a abouti à l'arrestation d'un Brésilien nommé « Bruno Eduardo » a débuté à la suite d'une plainte déposée par un voisin de la copropriété où il vivait. Agacé par le nombre élevé d'utilisateurs, le résident a enregistré une vidéo qui capture le trafic présumé et l'a remise à la police civile.

Sur la base des images, les agents se sont installés dans l'appartement. En entrant dans les lieux, ils ont trouvé des drogues synthétiques et naturelles. La liste des saisies comprenait des champignons hallucinogènes, du LSD, des comprimés d'ecstasy, des portions de marijuana et de haschisch, ainsi que 100 tubes de protoxyde d'azote, une substance communément appelée « drogue du rire ».

Lors des recherches, l'accusé a non seulement autorisé la fouille, mais a également pris l'initiative de montrer à la police deux processeurs et un disque dur (HD). Selon le procès-verbal de l'incident retranscrit au cours de la procédure, l'homme a avoué aux agents que les appareils électroniques servaient à stocker des crypto-monnaies.

Le site abritait également des balances de précision, des kits de réactifs chimiques pour tester la pureté des médicaments et divers emballages en plastique.

Un trafiquant a volontairement remis des crypto-monnaies à la police civile
Un trafiquant a volontairement remis des cryptomonnaies à la police civile (Extrait de la décision/STF).

Violation de domicile présumée sans mandat

Devant le Tribunal fédéral, la défense du trafiquant de drogue a tenté d'appliquer le thème 280 de répercussion générale, qui traite de l'inviolabilité du domicile.

Les avocats ont fait valoir que la police ne disposait pas d'un mandat de perquisition et de saisie et que l'action était motivée uniquement par une dénonciation anonyme.

La thèse centrale de la demande d'Habeas Corpus était que le consentement du patient à l'entrée des policiers n'était pas dûment prouvé dans le dossier.

Si le STF acceptait cet argument, toutes les preuves recueillies dans l’appartement, y compris la drogue et le matériel de cryptomonnaie, seraient déclarées illégales, ce qui pourrait annuler la condamnation.

La décision du STF indique un motif valable et la livraison de disques durs avec des crypto-monnaies est confirmée, a déclaré le ministre

Lors de l'analyse du cas, le ministre Gilmar Mendes a rejeté les arguments de la défense. Le juge a souligné que le trafic de drogue est qualifié de délit à caractère permanent, qui prolonge l'état d'accusation et, en soi, autorise déjà la police à entrer sans mandat, à condition qu'il y ait une « juste cause » (raisons fondées).

Mendes a souligné que la juste cause était pleinement établie dans le cas en question. La police n'a pas agi sur la base d'une simple intuition, mais plutôt sur la base d'une vidéo enregistrée par un voisin qui montrait la vente de drogue, en plus du fait que le voisin lui-même avait permis aux agents d'accéder à l'intérieur de la copropriété.

Le ministre a également rejeté l'allégation selon laquelle l'accusé aurait été contraint de laisser entrer la police. La décision souligne que le contexte des faits, survenus au sein d'une copropriété qui offrait des conditions permettant au résident de s'opposer à l'entrée, ne suggère aucun vice de consentement.

La livraison volontaire des disques durs avec les crypto-monnaies a renforcé la thèse selon laquelle l'accusé avait collaboré aux perquisitions à cette époque.

Avec le refus de poursuivre l'Habeas Corpus au STF, la situation pénale de l'accusé reste inchangée.

Après examen devant les juridictions inférieures, la peine définitive du prévenu a été fixée par le STJ à 1 an et 8 mois de prison. Le respect s'effectue dans un régime ouvert, la peine privative de liberté étant remplacée par des mesures restrictives des droits.



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