Wall Street recommence à augmenter après la hausse des taux décidée par Réserve fédéralemais parmi les grands analystes américains, on constate une prudence croissante pour les mois à venir. L'un des noms les plus suivis a réduit son objectif de fin d'année sur le S&P 500, tandis que d'autres sociétés d'investissement font état d'un marché sans corrections depuis trop longtemps. Voyons ce qui se passe et quels sont les niveaux à observer.
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Un permabull qui choisit la prudence
Parmi les plus écoutés se trouve Ed Yardeniprésident de Yardeni Research, considéré comme l'un des soi-disant permabull de Wall Street. Le terme désigne des analystes qui voient presque toujours des augmentations devant eux et, ces dernières années, leurs prévisions optimistes ont été largement confirmées par les faits. Il est aussi l'inventeur de l'expression justiciers de liaisonc’est-à-dire les investisseurs obligataires qui punissent les gouvernements surendettés en vendant leurs obligations d’État. Justement pour ce profil un de ses reculer vers la prudence attire une grande attention parmi les opérateurs.
Ed Yardeni abaisse son objectif sur le S&P 500
Dans la note aux clients datée du 16 septembre, intitulée Procédez avec prudenceYardeni a abaissé son objectif de fin d'année deS&P500 de 8 400 à 7 900 points. La révision intervient juste un mois après la révision à la hausse, alors que son estimation était la plus élevée de Wall Street. Hier, le S&P 500 a touché son support dans la zone des 7 580 points et a rebondi pour arriver aujourd'hui à la résistance des 7 710 points.


Selon l'analyste, les risques de ralentissement ont augmenté au cours des 3 à 6 prochains mois. Ils évaluent la performance de Notes T Le dix ans américain au-dessus de 5%, le pétrole est plus cher et la Réserve fédérale vient de ramener le Taxi à 3,75%-4,00%. Toutefois, la vision à long terme reste intacte, avec un objectif de 10 000 points à la fin de la décennie et aucune récession attendue.
D'autres sociétés d'investissement et banques appellent à la prudence
Le concert de prudence à l’égard du S&P 500 s’est élargi ces derniers jours. Depuis Banque d'Amérique vient le constat qu’en 2026 l’indice n’a enregistré qu’une seule baisse d’au moins 5%, par rapport aux 3 typiques d’une année normale. La période de deux mois septembre-octobre est également la plus faible jamais enregistrée, avec une baisse moyenne de 0,6% sur les données depuis 1928. Wells Fargo voit un stade avancé du cycle et estime un risque de baisse compris entre 5% et 10%. Le contrepoint ne manque pas, car Goldman Sachs définit tout repli comme normal et maintient une vision constructive de la tendance.
Ce que dit l’histoire sur les hausses de taux
Le précédent historique de la comparaison entre la hausse des taux et la performance du S&P 500 offre un tableau moins négatif qu’on pourrait l’imaginer. Selon les données de LPL Research, en 6 cycles de serrage a débuté en 1994, l'indice a connu des difficultés au cours des 4 premiers mois, puis a regagné du terrain. 12 mois après la première hausse, le gain moyen est de 6,7 %, avec une médiane de 10,7 %.


Plus pertinentes encore sont les données sur les augmentations qui arrivent après au moins 6 mois sans modification des tarifs, la configuration actuelle. Dans les 12 cas enregistrés depuis 1972, l'indice a augmenté en moyenne de 5,5% au cours des 12 mois suivants. Cependant, la baisse moyenne maximale au cours des 12 mois qui ont suivi la hausse a été de 9,4%, avec donc de fréquents chocs intermédiaires. L'exception L’année 2022 reste lourde, alors que la répression très rapide de l’inflation a maintenu l’indice négatif pendant plus d’un an. Dans les mois à venir, les éléments à surveiller particulièrement seront les rendements obligataires, le prix du pétrole et la stabilité de la zone des 7 600 points.
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