
L'introduction duintelligence artificielle dans la chaîne logistique des télécommunications, il ne s’agit plus d’une hypothèse prospective, mais d’un élément structurel qui affecte directement l’organisation du travail. Le souligner est Laura Di Raimondoprésident de Astel-Assotecommunicationsqui a pris la parole à Bari lors de l'événement « Connected Future : AI in Telecommunications and New Horizons of Work », promu par CGIL Pouilles Et .Pouilles.
« L’évaluation de l’effet de l’adoption de l’IA sur le travail est un point central d’attention dans Chaîne d'approvisionnement TLC», explique Di Raimondo, soulignant combien la mise en œuvre progressive de systèmes intelligents nécessite compétences spécifiques en gestion et interprétation des donnéesainsi qu’une profonde évolution des modèles organisationnels.
Nouvelles compétences et formations dans la supply chain des télécommunications
Selon Asstel, l’impact de l’IA ne peut être résolu par une simple mise à niveau de la technologie. A côté des compétences techniques, il devient essentiel de développer de nouvelles compétences transversales et une mentalité en phase avec le monde de l'intelligence artificielle.
Un changement qui nous oblige à repenser radicalement l'approche de l'éducation et entraînement professionnel, avec des investissements ciblés dans des parcours capables de préparer les personnes à « collaborer » avec des systèmes avancés. Dans ce cadre, la formation continue revêt un rôle stratégique pour accompagner l’évolution du secteur.
Relations industrielles et gouvernance de la transformation numérique
Face à une transformation aussi profonde, Asstel rappelle également la centralité des systèmes de représentation, appelés à gouverner en temps opportun le changement en cours. La construction de une nouvelle vision industrielle du travail en fait, cela passe par le dialogue entre les entreprises et les partenaires sociaux, conscients que l'innovation et la durabilité de l'emploi doivent aller de pair.
C'est dans cette perspective que le président d'Asstel situe la récente renouvellement de la convention collective nationale des télécommunicationsconsidérée comme une étape clé pour accompagner l’évolution de la supply chain.
Le renouvellement du TLC CCNL et l’avenir des centres d’appels
« Nous pensons qu'un pas en avant significatif a été réalisé avec le récent renouvellement du TLC CCNL », déclare Di Raimondo, soulignant comment l'accord confirme l'engagement commun dans la promotion emploi qualifié et formation tout au long de la vietout en renforçant le rôle des télécommunications en tant qu'infrastructure stratégique pour le développement numérique du pays.
Le contrat renouvelé s'inscrit ainsi dans une vision à moyen-long terme, qui reconnaît la valeur du capital humain comme un facteur compétitif essentiel dans une phase de transformation technologique rapide.
CRM-BPO, comment l'organisation du travail évolue
Une attention particulière est portée à l'évolution des services Gestion de la relation client et externalisation des processus métiersun domaine touché par une profonde transformation numérique. Un processus qui implique non seulement les technologies, mais aussi l’organisation du travail et les compétences requises.
Selon Asstel, cette évolution doit être gouvernée avec un regard conscient et tourné vers l'avenir renforcer les entreprisessoutenir le développement des conditions d’employabilité et promouvoir un équilibre entre les besoins des entreprises et ceux des personnes.
CCNL TLC et CRM-BPO : stop au dumping contractuel
C'est précisément pour répondre à ces défis que le nouveau TLC CCNL introduit pour la première fois un espace contractuel dédié aux activités CRM-BPO. L’objectif est double : promouvoir la compétitivité, la productivité et la qualité des services grâce à des règles calibrées aux spécificités du marché et offrir un cadre contractuel de référence pour contrecarrer les phénomènes de distorsion.
Il s'agit du dumping contractuel, du non-respect de la clause sociale et des tables ministérielles sur le coût du travail, jusqu'à la véritable « évasion du contrat national », dynamique qui – rappelle Di Raimondo – porte un préjudice profond aux entreprises et aux travailleurs.