Ethereum : une régulation du staking pour lutter contre la centralisation

Ethereum : une régulation du staking pour lutter contre la centralisation

Depuis septembre dernier, Ethereum a abandonné le proof of work au profit du proof of stake, entraînant une popularité croissante des services de liquid staking. Cependant, cette situation suscite des préoccupations quant à la centralisation du staking sur la plateforme.

Une régulation nécessaire

Ethereum poursuit sa transition vers le proof of stake, remplaçant progressivement les mineurs par des validateurs. Parallèlement, les protocoles de liquid staking permettent de participer au staking tout en conservant les ETH liquides.

Récemment, plusieurs fournisseurs de liquid staking ont conclu un accord pour s’autolimiter à 22 % de parts de marché afin de lutter contre la centralisation. Cette limitation vise à préserver la coordination et la coopération plutôt que la cupidité.

Superphiz dévoile l’autolimitation des dépôts sur Ethereum – Source : X (Twitter)

Plusieurs acteurs ont adhéré à cet accord, tels que Rocket Pool, Stakewise, Stader Labs et Diva Staking. Cependant, le plus important fournisseur de Liquid Staking, Lido, est absent de cet engagement.

Lido réfractaire à cette limitation

Lido détient plus de 8 millions d’ETH déposés en staking, soit 32 % du staking total sur Ethereum. Cependant, dépasser 30 % chez un seul validateur peut entraîner une centralisation excessive et mettre en péril la sécurité et la décentralisation du réseau.

Malgré une proposition de limitation soumise à la gouvernance de Lido, celle-ci a été massivement rejetée par les utilisateurs, avec un vote négatif de 99,8 %.

Vote pour la limitation sur Lido : 99,8 % des utilisateurs ont voté contre
Résultat du vote pour la limitation sur Lido

Certains observateurs ont souligné que les protocoles adhérant à l’accord le font simplement parce qu’ils ne détiennent pas autant de parts de marché que Lido. Cela soulève des questions sur l’alignement des différents acteurs du réseau Ethereum.

En parallèle, les layers 2 d’Ethereum continuent de se développer, dépassant Ethereum en termes d’activité et de capacité de traitement des transactions.