
Dans le douzième épisode de Séparer l'argent et l'État, Iván Gómez s'assoit pour discuter avec Álvaro D. María, auteur du Philosophie Bitcoinà propos de son deuxième livre, Micropolebientôt publié.
Le dialogue est une exploration philosophique, historique et prospective de la crise terminale de l’État-nation en tant que forme politique dominante. Álvaro soutient que l'État n'est pas une forme politique « naturelle » ou éternelle (mais plutôt une réponse concrète aux problèmes des XVe et XVIe siècles) et que Nous entrons dans une ère post-étatique portée par des changements technologiques radicaux : Bitcoin (en tant que poudre à canon monétaire), le cyberespace (en tant que nouveau domaine comparable à la découverte de l'Amérique), l'IA/les algorithmes, la prolifération nucléaire (deuxième ère nucléaire), l'espace extra-atmosphérique et la concentration du capital dans les méga-entreprises.
Il est discuté de la manière dont ces facteurs érodent la souveraineté de l'État (perte du monopole de la violence, du savoir légitime et de la capacité de défense), ouvrant la voie à de nouvelles formes d'organisation politique : juridictions compétitives, micropoles, villes/zones gouvernées par des autorités ou des entreprises charismatiques, avec une souveraineté achetable/vendable, des règles basées sur des incitations alignées (par exemple, les dépôts de Bitcoin des dirigeants) et une concurrence pour les citoyens/résidents.
Les plus pertinents :
- L'État est une forme politique récente (XVe-XVIIe siècles), ni éternelle ni synonyme d'« organisation politique ».
- Historiquement, l’autorité (connaissance légitime) et le pouvoir (pouvoir/coercition) ont été distincts ; L’État les fusionne dangereusement.
- La logique de la violence (coût de l’attaque versus défense) et la densité sociale des connaissances expliquent les changements de l’ère politique.
- Poudre à canon + presse à imprimer → État moderne ; Bitcoin + cyberespace + IA → post-État.
- Découverte de l'Amérique ≈ cyberespace : expansion radicale du monde connu et nouveau domaine politique.
- Les juridictions deviendront compétitives et échangeables (achat/vente de territoires souverains, comme cela s’est produit historiquement).
- Micropoles possibles : zones avec leurs propres règles, gouvernées par des charismatiques ou des entreprises, avec des incitations dures (dépôts BTC des dirigeants).
- L'État prostitue la loi : justice = se conformer à la loi de l'État, ne pas rechercher ce qui est juste dans chaque cas.
- L’IA centralisée (ChatGPT, algorithmes) peut devenir une nouvelle « autorité » socialement reconnue → risque énorme de contrôle narratif.
- L’avenir n’est ni un gouvernement mondial ni une anarchie individuelle : c’est une pluralité de communautés politiques concurrentes.
- Tâche urgente : imaginer et construire des ordres post-étatiques vertueux, récupérer la philosophie politique classique (vertu, bien commun) adaptée à la nouvelle ère.