
Le régulateur financier sud-coréen a enquêté sur 40 cas de manipulation cryptographique au cours des deux premières années de sa loi sur la protection des utilisateurs, a révélé le président du FSC.
Le manipulation de cryptomonnaies En Corée du Sud, au moins 40 cas ont fait l’objet d’enquêtes au cours des deux premières années d’application de la loi sur la protection des utilisateurs d’actifs virtuels. Ce chiffre a été révélé par Lee Eog-won, président de la Commission des services financiers (FSC), à l'occasion du deuxième anniversaire de l'entrée en vigueur de cette norme.
Lee a publié les données dans une publication officielle du FSC, dans laquelle il a fait le point sur le champ d'application réglementaire atteint depuis l'entrée en vigueur de la loi. Le texte juridique, approuvé pour protéger les investisseurs particuliers, a fourni aux autorités sud-coréennes des outils pour poursuivre les pratiques frauduleuses sur un marché parmi les plus actifs au monde en termes de volume d'opérations de cryptomonnaie.
Ce que révèle l’enquête sur la manipulation cryptographique
Les 40 cas couvrent des comportements que la loi cherche à sanctionner explicitement : utilisation d'informations privilégiées, opérations visant à gonfler ou à fausser les prix et autres formes d'abus de marché. La loi sud-coréenne criminalise ces pratiques avec des peines pouvant aller de la prison et des amendes proportionnelles aux profits illicites obtenus, un régime similaire à celui qui régit les marchés boursiers traditionnels.

Les données offrent une mesure concrète du taux d'application : une vingtaine d'enquêtes par an depuis l'entrée en vigueur de la loi. Pour un marché de la taille de la Corée du Sud, où des millions de citoyens opèrent quotidiennement sur des plateformes locales, ce chiffre reflète à la fois l'ampleur du problème et la volonté du régulateur de faire de la règle quelque chose de plus qu'un texte déclaratif.
La Corée du Sud a renforcé sa surveillance du secteur ces derniers mois. Le pays ne s’attaque pas seulement à la manipulation des prix, mais s’attaque également aux failles de sécurité des bourses locales. L'un des cas les plus notoires est celui d'Upbit, la plus grande plateforme du pays, qui fait face à une procédure de sanction après le piratage de 30 millions de dollars enregistré il y a quelques mois.
La loi sur la protection des utilisateurs des actifs virtuels, deux ans après
La législation, connue sous son acronyme VAUPA, a marqué un tournant dans la politique cryptographique de Séoul. Avant son approbation, le pays manquait d'un cadre unifié pour punir les abus de marché dans le domaine des actifs numériques, bien qu'il s'agisse de l'un des plus grands marchés de détail de la planète. La règle obligeait les plateformes à séparer les fonds des clients, à maintenir des réserves et à signaler les opérations suspectes aux autorités.
L'évaluation de Lee intervient à un moment où les régulateurs du monde entier resserrent leurs règles pour le secteur. La tendance à un contrôle plus strict s'observe sur plusieurs fronts : depuis le durcissement des sanctions pénales au Royaume-Uni jusqu'aux mesures de blocage appliquées en Europe contre les plateformes sans licence. La Corée du Sud s’inscrit dans cette tendance, avec une approche combinant protection des investisseurs et poursuites pour fraude.
Un marché à la loupe
L’intérêt des particuliers pour les crypto-monnaies en Corée du Sud atteint souvent des niveaux qui dépassent le volume des marchés boursiers locaux les jours de forte volatilité. Cette effervescence a fait du pays un terrain fertile pour les opérations de pompage et de dumping, les comptes coordonnés pour gonfler les prix et les fuites d'informations sur les cotations boursières.
La FSC a déclaré à plusieurs reprises que la protection des investisseurs particuliers était sa priorité. Les 40 cas enquêtés représentent le premier aperçu quantitatif du travail de surveillance depuis que la loi est entrée en vigueur, bien que l'agence n'ait pas précisé combien d'entre eux ont abouti à des sanctions fermes ou à l'aboutissement de procédures judiciaires.
Dans la perspective des mois à venir, Séoul travaille sur une deuxième phase réglementaire qui porterait sur des domaines qui n'ont pas encore été réglementés, tels que l'émission de pièces stables et le fonctionnement de fonds négociés en bourse liés aux actifs numériques. Le pays maintient pour l’instant des restrictions sur les ETF de crypto-monnaie au comptant, une question que le gouvernement a promis d’examiner.
L’anniversaire de la loi fonctionne comme le thermomètre d’une politique en quête d’équilibre : donner de la place à l’innovation financière sans laisser les utilisateurs sans protection. Avec 40 enquêtes sur la table, le message du régulateur sud-coréen est que la surveillance du marché de la cryptographie est là pour rester.
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