Loi CLARITY : Galaxy réduit son approbation à 10 % en 2025

Loi CLARITY : Galaxy réduit son approbation à 10 % en 2025

Galaxy a réduit à 10 % les chances d’adoption de la loi CLARITY en 2025, en invoquant des différends sur l’éthique, les performances du stablecoin et la protection des développeurs, ainsi qu’un ordre du jour chargé au Sénat.


Faites de nous votre source préférée sur
gsoitsoitgjeet

La société de gestion d'actifs numériques Galaxy a réduit ses prévisions pour le Loi CLARTÉle projet de loi qui cherche à définir la structure du marché de la cryptographie aux États-Unis. Selon son équipe de recherche, les chances que la loi soit adoptée cette année sont tombées à seulement 10 %, en raison de désaccords non résolus et d'une fenêtre législative de plus en plus étroite au Sénat.

Le changement est pertinent car le CLARITY Act (Digital Asset Market Clarity Act) est considéré par une grande partie du secteur comme le texte de régulation le plus important en cours : il vise à délimiter quels actifs sont des titres et quelles matières premières, et à répartir clairement les pouvoirs entre la SEC et la CFTC. Un retard prolongé laisse les bourses, les émetteurs de jetons et les projets DeFi fonctionner avec les mêmes questions juridiques que d'habitude.

Pourquoi Galaxy réduit les chances du CLARITY Act

Cette réduction répond à plusieurs fronts ouverts que les législateurs n’ont pas encore clôturés. Galaxy mentionne des inquiétudes concernant les règles d’éthique, une question sensible en cette année électorale et avec l’administration liée aux entreprises de cryptographie sous surveillance. À cela s’ajoute le débat sur les performances des pièces stables – si les émetteurs peuvent ou non payer des intérêts aux détenteurs – un point qui oppose les banques traditionnelles au secteur des actifs numériques.

PublicitéLoi CLARITY : Galaxy réduit son approbation à 10 % en 2025

La protection des développeurs de logiciels est un autre problème. Une bonne partie du secteur exige des garanties juridiques pour ceux qui écrivent du code pour des protocoles décentralisés sans protéger les fonds de tiers, afin d'éviter qu'ils ne soient passibles de poursuites pénales pour l'utilisation que d'autres font de ces outils. Sans un accord sur ce point, le texte n’avance guère.

Le calendrier joue contre cela. Lorsque les législateurs reviendront en septembre, le Sénat aura un ordre du jour chargé et une fenêtre très limitée pour traiter un projet de loi d'une telle complexité avant la fin de l'année. Chaque semaine sans accord pousse le vote vers 2026.

Ce que le retard signifie pour le marché de la cryptographie

L’incertitude réglementaire a des conséquences concrètes pour les entreprises du secteur. La société d'analyse Mizuho a déjà réduit son objectif de prix pour BitGo, soulignant précisément le retard de la loi CLARITY, bien qu'elle ait également identifié que ce retard pourrait ouvrir des opportunités à certains acteurs mieux positionnés.

Pour les émetteurs de stablecoins, l’absence de règles de performance maintient en suspens un modèle économique d’un milliard de dollars. Le débat intervient à un moment où le secteur cherche à se légitimer : Tether, le plus grand émetteur, vient de passer son premier audit formel après des années de questions sur ses réserves.

Les bourses et plateformes DeFi, quant à elles, continueront d’évoluer dans la zone grise que la loi CLARITY entendait éclaircir. L'absence de ligne de démarcation claire entre les pouvoirs de la SEC et de la CFTC laisse la porte ouverte à des actions réglementaires davantage au cas par cas, une approche que l'industrie critique pour son imprévisibilité.

Un précédent récent : la loi GENIUS

Le pessimisme de Galaxy contraste avec les progrès d'autres initiatives. En juillet, les États-Unis ont adopté la loi GENIUS, spécifiquement axée sur les pièces stables, démontrant qu’il existe un appétit bipartite pour une législation sur la cryptographie lorsque la portée est limitée. La loi CLARITY est en revanche un texte beaucoup plus ambitieux qui touche à la fois aux valeurs mobilières, aux matières premières, à la conservation et au développement de logiciels, ce qui multiplie les points de friction.

Cette différence d’échelle aide à expliquer les prévisions. Une loi globale doit associer davantage de comités, davantage de régulateurs et davantage de groupes d’intérêt, et chacun de ces acteurs a la capacité de ralentir les progrès si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Perspectives de la loi CLARITY

Une probabilité de 10 % n’équivaut pas à un enterrement définitif, mais elle équivaut à un message clair : l’industrie ferait bien de ne pas écarter une approbation imminente. Le scénario le plus probable, selon l’analyse, est que la discussion dure jusqu’en 2026, avec la possibilité que le texte soit fragmenté en morceaux plus petits et plus digestes, à la manière de ce qui s’est passé avec les pièces stables.

Pendant ce temps, le marché américain de la cryptographie continuera de fonctionner dans un cadre de fortune, la SEC et la CFTC partageant des juridictions que personne n’a formellement délimitées. Pour un secteur qui réclame des règles du jeu depuis des années, la réduction de Galaxy rappelle que la clarté réglementaire, malgré des progrès concrets, reste une promesse reportée.

Voir l’article original en espagnol

Prime Video sur Amazon.fr
Découvrez un monde infini de divertissement avec Prime Video d’Amazon. Inscrivez-vous dès maintenant pour profiter d’un essai gratuit de 30 jours et plongez dans vos séries et films préférés, où que vous soyez !