Sept mesures fondamentales pour régir l'IA (intelligence artificielle) sont celles que les experts de l'ONU (Nations Unies), intégrés au sein du Groupe consultatif de haut niveau sur l'intelligence artificielle (HLAB-AI) ont établies dans leur Rapport finalqui ressemble plus à un film de science-fiction qu'à un « rapport final ». Le nom complet est Gouverner l'IA pour l'humanité : rapport final (Gouverner l’IA pour l’humanité : rapport final).
L’IA et l’ONU
Comme prévu, le cadre de référence auquel se réfère « gouverner l’IA » est la planète entière. En d’autres termes, cette technologie est considérée comme un bien universel, et non comme un élément dans lequel il faut investir, pour la concurrence entre les entreprises et les pays. En d’autres termes, la demande de coopération, dans un scénario de ce qu’ils appellent la gouvernance internationale émergente, l’emporte sur la concurrence. Et, bien sûr, dès le premier paragraphe, avec une déclaration d’engagement envers les ODD (Objectifs de développement durable).
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Ses sept mesures recommandées sont les suivantes, presque toutes précédées du terme « création » :
- Création d’un panel scientifique international sur l’IA, composé de scientifiques indépendants, soutenu par l’ONU elle-même. La première mesure du rapport est la nécessité de stabilité de ceux qui rédigent le rapport ou de leurs héritiers. Un panel qui produirait des rapports ad hoc dans l’intérêt public.
- Dialogue politique sur la gouvernance de l'IA. Deux réunions intergouvernementales par an sont proposées. Les discussions s'appuieraient sur les rapports du groupe scientifique lui-même.
- Créer un échange de normes d’IA, avec la participation des entreprises développant la technologie et de la société civile. L’objectif serait de créer une norme d’IA unique pour l’ensemble de la planète.
- Création d'un réseau mondial d'échange d'expériences, de données et de développements. Ce volet se concentre en particulier sur la formation et la connexion entre les centres de recherche et les universités.
- Créer un fonds mondial pour soutenir financièrement la gouvernance mondiale de l’IA.
- Construire un cadre de données d’IA mondial. Cela inclut les données sur lesquelles cette IA mondiale serait formée, en mettant l’accent sur la confiance dans ces données.
- Création d’un bureau sur l’IA au sein du Secrétariat général de l’ONU. Comme indiqué dans le rapport, il servirait de ciment aux recommandations précédentes.
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Le Carme Artigas espagnol
HLAB-AI est l’organisme consultatif créé l’année dernière par l’ONU pour obtenir des conseils sur l’IA (intelligence artificielle). Il l’a fait à l’époque, en octobre 2023, peut-être pas très différent d’aujourd’hui, lorsque les grandes attentes de la technologie, avec son lot de menaces, se sont heurtées comme trois. Cependant, la proposition de sa création remonte à 2020, l’année où le monde s’est arrêté. Eh bien, HLAB-AI était composé de 39 experts, des technologues aux avocats, de 33 pays différents, coordonnés par l’Espagnole Carme Artigas. Plus de 2 000 personnes ont participé au rapport.
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