Les cyberattaques contre les cabinets d'avocats ont presque doublé en 2025 et des documents volés à Greenberg Traurig sont apparus sur le dark web, dans une série de violations qui frappent le secteur juridique.
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Le cyberattaques contre des cabinets d'avocats Le nombre d’avocats a presque doublé en 2025, selon les relevés d’incidents compilés par les cabinets du secteur juridique, au cours d’une année marquée par des fuites de documents confidentiels qui ont fini par être publiés sur le dark web. Le cas le plus récent concernait Greenberg Traurig, qui a confirmé que des informations volées sur leurs systèmes apparaissaient sur des forums clandestins du Dark Web.
La société internationale a reconnu l'incident après que Reuters a rapporté que des documents avaient été placés sur le dark web, bien que Greenberg Traurig ait soutenu que l'exposition était limitée. Cet épisode s’ajoute à une série de violations qui ont mis en alerte de grands cabinets d’avocats, dépositaires de secrets commerciaux, de stratégies contentieuses et de données personnelles de clients de premier plan.
Pourquoi les cyberattaques contre les cabinets d'avocats ont explosé
Un rapport de réponse aux incidents de sécurité préparé par le cabinet d'avocats BakerHostetler a enregistré une augmentation presque double des incidents affectant les cabinets d'avocats par rapport à la période précédente. La raison est simple du point de vue de l'attaquant : les bureaux concentrent, au même endroit, des informations précieuses provenant de dizaines d'entreprises et de personnes, ce qui en fait une cible rentable pour le vol et l'extorsion de données.
Le dark web, la partie d’Internet accessible uniquement avec des logiciels spécialisés et où les données volées sont échangées, sert de vitrine à ces fuites. La publication de documents y constitue souvent un outil de pression : des groupes de rançongiciels affichent une partie du butin pour forcer le paiement d'une rançon sous menace de divulguer le reste.
Une chaîne de manquements dans le secteur judiciaire
Greenberg Traurig n’est pas un cas isolé. Ces derniers mois, plusieurs entreprises de premier plan ont signalé des incidents de sécurité. Selon Reuters, les cabinets d'avocats Herbert Smith Freehills et Goodwin ont également subi des violations de données, tandis que WilmerHale a fait face à un recours collectif suite à une violation ayant révélé des informations sur des clients.
À cette liste s'ajoutent Quinn Emanuel et McDermott, dont les données ont été compromises après une attaque d'ingénierie sociale enregistrée à la mi-août. L’ingénierie sociale – inciter un employé à fournir ses identifiants ou à effectuer une action malveillante – reste l’une des voies d’entrée les plus efficaces, même au-delà des échecs purement techniques.
Pour le monde de la cryptographie, ces incidents ont une signification directe. De nombreuses entreprises conseillent les bourses, les fonds et les projets blockchain, et gèrent des documents sensibles sur les litiges réglementaires, les acquisitions et les litiges en matière de propriété intellectuelle. Une fuite peut révéler des informations ayant une valeur marchande avant qu’elles ne soient rendues publiques.
Le sauvetage comme champ de bataille
La dynamique d’extorsion qui frappe les bureaux n’est pas sans rappeler ce que connaissent déjà les protocoles de cryptomonnaie. Blockstream a récemment refusé de payer une rançon malgré un groupe de pirates informatiques détenant près de 600 BTC de son réseau Liquid, un exemple de la façon dont les victimes commencent à résister à la pression.
La décision de payer ou non est de plus en plus complexe. Abandonner ne garantit pas que les données seront détruites et, dans des juridictions comme les États-Unis, peut entraîner des conséquences juridiques si les fonds finissent entre les mains d'entités sanctionnées. En revanche, refuser expose l’entreprise à des informations rendues publiques, avec pour conséquence une atteinte à sa réputation et un risque de poursuites judiciaires de la part des clients concernés.
Le secteur de la sécurité numérique prévient depuis des années que la surface d’attaque augmente plus rapidement que les défenses. Les attaques contre les infrastructures critiques, les plateformes financières et désormais les cabinets juridiques partagent un même schéma : le lien humain est généralement le point d'entrée, et l'extorsion de données volées est devenue un modèle économique de cybercriminalité. Dans le cas d'autres incidents récents, la cible était directement le capital des utilisateurs.
À quoi les clients peuvent s'attendre
Les bureaux concernés ont activé des protocoles de notification et, dans plusieurs cas, ont proposé des services de surveillance du crédit aux personnes concernées. Toutefois, les écarts qui se succèdent suggèrent que la vague n’a pas atteint son apogée. Avec des documents qui circulent déjà sur le dark web et le nombre d’incidents qui double, la pression sur le secteur juridique pour renforcer ses défenses numériques ne fera que s’accentuer dans les mois à venir.