OCC propose des règles de tiers plus légères pour les banques communautaires américaines

OCC propose des règles de tiers plus légères pour les banques communautaires américaines

TLDR :

  • La proposition de l’OCC fait passer la surveillance par des tiers de règles générales à des normes bancaires basées sur les risques.
  • Le contrôleur Jonathan Gould affirme que le plan réduit les frictions réglementaires pour les banques communautaires à l'échelle nationale.
  • De nouvelles directives clarifient exactement la manière dont l’OCC supervise les principaux prestataires de services utilisés par les petites banques.
  • Les banques bénéficient de plus de flexibilité pour adapter la gestion des risques liés aux fournisseurs à leur taille et à leur complexité.

Le Bureau du contrôleur de la monnaie a décidé d’alléger la pression de conformité sur les banques communautaires cette semaine. L'agence a proposé de nouvelles orientations sur la gestion des risques liés aux tiers.

En outre, le plan lie les exigences de surveillance au risque réel plutôt qu’aux règles générales de processus. Les régulateurs affirment que le changement donne aux petits prêteurs une marge de croissance.

La proposition d’OCC cible la gestion des risques liés aux tiers

Le CCO a publié la proposition sur son site Web, le présentant dans le cadre d’une campagne plus large visant à réduire les frictions réglementaires. Dans le cadre de ce plan, les banques évalueraient leur surveillance des fournisseurs en fonction du préjudice qu'une relation donnée pourrait réellement causer.

La taille, la complexité et le profil de risque d'une banque détermineront le degré d'examen minutieux de chaque relation avec le fournisseur.

L'approche actuelle, selon l'agence, s'appuie sur des listes de contrôle rigides et lourdes de processus qui traitent chaque fournisseur de la même manière. Ce modèle oblige les petites banques à dépenser leurs ressources sur des contrats à faible risque de la même manière qu’elles le font sur des contrats à haut risque. Les nouvelles orientations abandonneraient cette norme uniforme au profit d’une norme basée sur le risque.

L'OCC a également expliqué comment elle surveille les principaux prestataires de services, les entreprises qui fournissent aux banques des technologies et des systèmes de back-office.

De nombreuses banques communautaires s’appuient sur un petit groupe de ces prestataires pour les fonctions bancaires de base. L'agence a déclaré que des normes de supervision plus claires aideraient banques gérer la diligence raisonnable et les négociations contractuelles avec ces fournisseurs.

Le contrôleur de la monnaie, Jonathan V. Gould, a lié cette décision à un programme politique plus large. Il a déclaré que la proposition réduisait les frictions inutiles tout en adaptant la supervision aux risques réels.

Gould a ajouté que les changements visent à renforcer la capacité des banques à gérer les relations avec les fournisseurs sans fardeau supplémentaire.

Les banques communautaires bénéficient de plus de flexibilité grâce aux nouvelles règles

Gould a lié cette annonce aux remarques du contrôleur américain, qui créditait le président Trump et le secrétaire au Trésor Scott Bessent d'avoir donné la priorité aux banques communautaires.

Le compte rendu indique que les deux responsables considèrent que des banques communautaires fortes sont essentielles au renforcement des économies locales. Ce cadre positionne la proposition comme l’un des éléments d’un effort plus vaste visant à réglementer les banques cette année.

L'OCC a déclaré que les changements combinés donnent aux banques plus de latitude pour gérer les risques tout en proposant de nouveaux produits et services. Les banques communautaires servent souvent de prêteurs principaux aux petites entreprises et aux résidents locaux.

Les coûts de surveillance des fournisseurs constituent une plainte récurrente de la part des petites banques. Les concurrents de plus grande taille disposent souvent d'un personnel de conformité plus important pour absorber la même charge.

L'agence a formulé la proposition dans le cadre d'un effort continu plutôt que dans le cadre d'une solution unique. Elle a déclaré avoir déjà pris une série de mesures visant à alléger la charge de surveillance des banques communautaires.

L’OCC n’a pas fixé de délai précis pour l’entrée en vigueur définitive des directives.

Les observateurs de l’industrie suivront probablement l’évolution de la proposition grâce aux commentaires publics. La gestion des risques liés aux tiers a fait l'objet d'un examen minutieux dans l'ensemble du secteur bancaire depuis plusieurs faillites très médiatisées de fournisseurs ces dernières années.

La manière dont l’OCC concilie flexibilité et surveillance adéquate façonnera la forme finale de la règle.

Des règles plus légères concernant les tiers pourraient rendre les banques plus ouvertes à travailler avec entreprises de cryptographie. Les bourses et les émetteurs de stablecoins ont souvent du mal à trouver des partenaires bancaires en raison de contrôles stricts des risques des fournisseurs.

Une approche basée sur le risque pourrait permettre aux banques d’évaluer les relations cryptographiques en fonction de leur profil de risque réel plutôt que de restrictions générales. Ce changement pourrait atténuer un goulot d'étranglement de longue date dans l'accès des crypto-monnaies aux services bancaires traditionnels.

Voir l’article original en anglais