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L’or capte à nouveau l’attention des marchés après une nouvelle comparaison historique entre les principales monnaies fiduciaires et le métal précieux. Un graphique récemment publié montre comment, depuis l'abandon de l'étalon-or en 1971, les principales monnaies mondiales ont perdu une grande partie de leur pouvoir d'achat mesuré en termes d'or.
Ces données reflètent une tendance à long terme qui a accompagné des décennies d'expansion monétaire, d'inflation et de croissance économique mondiale, renforçant le rôle de l'or en tant qu'actif majeur de préservation de la valeur.
L’or surpasse largement les principales monnaies fiduciaires
Une analyse comparative de l’évolution de l’or et des principales monnaies montre que le dollar américain a perdu environ 99,24 % de sa valeur par rapport au métal depuis août 1971. Cela signifie que la même quantité de dollars achète aujourd’hui une fraction minimale de l’or qui aurait pu être acquis lorsque les États-Unis ont officiellement abandonné la convertibilité du dollar en or.
Toutefois, la tendance ne se limite pas à la devise américaine. La livre sterling a enregistré une baisse de près de 99,57%, tandis que le yen japonais et le franc suisse ont accumulé des baisses d'environ 98,27% et 96,07% respectivement. Même si l’euro n’existait pas en 1971, les estimations historiques suggèrent qu’il aurait également connu une dépréciation de plus de 99 % par rapport au métal précieux.
En conséquence, le graphique montre qu’aucune des principales monnaies développées n’a réussi à préserver sa valeur par rapport à l’or au cours des cinq dernières décennies, une réalité qui alimente souvent l’argumentation de ceux qui considèrent le métal comme une réserve de valeur à long terme.
La fin de l’étalon-or a changé le système monétaire mondial
L’origine de cette comparaison remonte à 1971, lorsque le président américain de l’époque, Richard Nixon, a suspendu la convertibilité du dollar en or et mis fin au système de Bretton Woods. À partir de ce moment, les principales économies ont commencé à fonctionner selon un modèle de monnaies fiduciaires dont la valeur dépend principalement de la confiance dans les gouvernements et les banques centrales.
Depuis lors, la masse monétaire mondiale a considérablement augmenté en raison de l’expansion du crédit, des programmes de relance économique et des politiques monétaires plus souples. En parallèle, le prix de l’or est passé d’environ 35 dollars l’once à des niveaux supérieurs à 3 900 dollars l’once aujourd’hui.
Pour les partisans de l’or, cette évolution renforce la capacité du métal à préserver le pouvoir d’achat à long terme. Cependant, ses détracteurs soutiennent que la comparaison ne prend pas en compte des facteurs tels que la croissance économique, la génération de richesse ou les rendements obtenus par d'autres actifs financiers au cours de la même période.
Le débat sur les réserves de valeur s’intensifie à nouveau
L’or occupe une fois de plus le devant de la scène dans les conversations sur la préservation de la valeur. Des facteurs tels que les achats record des banques centrales, les tensions géopolitiques et la croissance de la dette publique ont conduit à une nouvelle recherche d’actifs refuges.
Dans le même temps, Bitcoin et d’autres actifs numériques ont également commencé à rivaliser pour ce rôle. Alors que l’or est une réserve de valeur depuis des milliers d’années, les partisans du Bitcoin soutiennent que sa rareté programmée offre une alternative moderne à la dépréciation des monnaies fiduciaires.
Au milieu de ce débat, le graphique offre une perspective historique pertinente. Lorsque l'or est utilisé comme référence, l'évolution observée au cours des 50 dernières années montre une perte marquée du pouvoir d'achat des principales monnaies mondiales, renforçant la perception du métal précieux comme un outil de préservation de la valeur à long terme.
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