Le cerveau de l’une des plus grandes escroqueries Bitcoin est expulsé vers la Chine

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La récente expulsion vers la Chine de Chen Zhi, fondateur du conglomérat Prince Group et chef présumé de l'un des plus grands réseaux mondiaux de fraude cryptographique, associé aux opérations BTC, ouvre un nouveau chapitre dans la lutte internationale contre la criminalité financière numérique.

L’affaire, qui concerne la saisie de plus de 15 milliards de dollars de BTC, met en lumière une coopération accrue entre les pays tout en révélant les tensions géopolitiques liées à la propriété et à la destination finale des fonds confisqués.

Une opération internationale et la polémique du BTC saisi

L'arrestation de Chen Zhi au Cambodge est le résultat de plusieurs mois d'actions coordonnées entre les autorités des États-Unis, de Chine et de différents pays d'Asie du Sud-Est, un processus qui a culminé avec son transfert en Chine avec d'autres membres du groupe, selon des informations locales.

Selon les enquêtes, Chen aurait dirigé depuis le territoire cambodgien un réseau frauduleux à grande échelle basé sur des stratagèmes d'investissement et des escroqueries amoureuses en cryptomonnaies, connues sous le nom d'« abattage de porcs », dans lequel BTC jouait un rôle central en tant que moyen de canaliser des fonds illicites.

Ces pratiques reposaient sur une tromperie sentimentale et de fausses promesses de rentabilité, qui permettaient de soutirer des milliards de dollars à des victimes réparties dans différentes régions du monde.

Sur la base de ces conclusions, le ministère américain de la Justice a annoncé en octobre la plus grande mesure de confiscation de son histoire, visant à saisir près de 15 milliards de dollars de BTC prétendument liés au système.

À cette mesure s’ajoute la saisie de centaines de millions de dollars de biens immobiliers et autres, une opération qui a révélé à la fois l’ampleur de la fraude cryptographique et la nécessité de renforcer la coopération internationale contre ce type de crime.

Conflit géopolitique sur le contrôle du butin

L'affaire a pris une dimension géopolitique lorsqu'en novembre, le Centre national chinois de réponse d'urgence aux virus informatiques a accusé les États-Unis d'avoir participé au détournement présumé de plus de 120 000 BTC en 2020, appartenant prétendument à un groupe minier chinois.

Selon les autorités de ce pays, une partie de ces fonds serait restée sous la garde des États-Unis dans le cadre de l'enquête liée à Chen Zhi.

Cependant, à Washington, une version différente circule. Les autorités américaines affirment que les BTC saisis correspondent à des actifs issus de la fraude et du blanchiment d'argent associés à Chen et au conglomérat Prince Group.

En parallèle, le Cambodge a révoqué la citoyenneté de Chen avant son expulsion, tandis que les accusations spécifiques auxquelles il fera face sur le territoire chinois n'ont pas encore été rendues publiques.

L’offensive internationale contre la fraude aux cryptomonnaies

Le cas de Chen Zhi révèle l'ampleur mondiale et la complexité croissante des escroqueries liées aux cryptomonnaies, tout en soulignant l'importance d'une coopération internationale plus étroite pour les combattre.

Dans le même temps, cela souligne comment le différend sur la garde des actifs numériques saisis, y compris de gros volumes de BTC, peut s’intensifier et devenir un foyer de tensions diplomatiques entre les grandes puissances.

À mesure que l’écosystème cryptographique continue de mûrir, les efforts conjoints devraient s’intensifier pour prévenir la fraude, renforcer la protection des investisseurs et définir des cadres plus clairs autour de la gestion et de la propriété des fonds confisqués.



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