
Les groupes chargés de l’application des lois proposent des modifications à la loi CLARITY à l’expiration du délai de vote, et la Maison Blanche les rejette catégoriquement : un autre combat est attendu sur le cadre américain de cryptographie.
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Le Loi CLARTÉle projet qui vise à organiser le cadre réglementaire des crypto-monnaies aux États-Unis se heurte à un nouvel obstacle : des groupes liés aux forces de l'ordre et aux procureurs fédéraux ont proposé des modifications au texte au moment même où la fenêtre de vote se rétrécissait, comme le rapporte Cointelegraph. Un conseiller en cryptographie de la Maison Blanche a répondu que ces changements ne sont même pas proches de la position de l'administration, qui anticipe une autre bataille sur les articles.
Ce mouvement intervient à un moment délicat pour la législation, considérée par l'industrie comme l'élément clé pour définir quelle agence supervise chaque type d'actif numérique dans le pays. Tout amendement de dernière minute risque de retarder un processus déjà négocié depuis des mois entre démocrates et républicains.
Quels changements sont proposés à la loi CLARITY
Selon les informations publiées, les groupes chargés de l'application des lois auraient envoyé une proposition de modifications soutenue par un démocrate ayant du poids dans le débat législatif. La proposition vise à renforcer les outils de surveillance et de poursuite des délits financiers au sein du texte, un domaine sensible pour un secteur qui a exigé des règles claires sans imposer aux promoteurs des obligations typiques des intermédiaires financiers traditionnels.

La réaction de la Maison Blanche a été directe. Un conseiller de l'administration a décrit les changements comme étant éloignés de la position officielle, dans des déclarations recueillies sur son compte X. Le message montre que l'Exécutif n'est pas disposé à accepter un texte qui, à son avis, s'écarte de l'accord en cours d'élaboration.
Le projet, dont le nom complet est le Digital Asset Market Clarity Act, vise à délimiter les pouvoirs entre la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). Cette frontière entre ce qui est considéré comme valeur et ce qui est considéré comme matière première est depuis des années le nœud central de l’incertitude réglementaire signalée par les entreprises du secteur aux États-Unis.
Pourquoi le calendrier législatif est important
Le facteur temps est déterminant. La fenêtre disponible pour soumettre le projet au vote est réduite, et l'apparition d'amendements importants à ce stade pourrait forcer la réouverture de négociations que l'on croyait closes. Chaque nouvelle proposition ajoute des acteurs ayant des intérêts différents : les législateurs, les régulateurs, les forces de sécurité et l’industrie de la cryptographie elle-même.
Pour le marché, CLARITY représente la possibilité de fonctionner selon des règles définies après des années marquées par des actions coercitives au cas par cas. L’absence d’un cadre juridique clair a poussé certaines entreprises à se tourner vers des juridictions dotées de règles plus prévisibles, et une grande partie de l’industrie américaine est convaincue que cette loi mettra un terme à cette fuite.
Le conflit actuel reflète également une tension plus large sur la manière d’équilibrer innovation et contrôle. Alors que l'administration recherche un langage qui donne aux entreprises une certitude, les groupes chargés de l'application des lois font pression pour des garanties qui facilitent les enquêtes sur le blanchiment d'argent et d'autres crimes associés aux actifs numériques.
Un débat qui rejoint d’autres fronts réglementaires
La discussion sur la loi CLARITY ne se déroule pas en vase clos. En parallèle, d’autres pièces du puzzle réglementaire américain continuent d’avancer, de la taxation des actifs numériques à la supervision des plateformes. Dans ce domaine, des questions telles que la communication des données des utilisateurs au Trésor retiennent l'attention du secteur ; Il a récemment détaillé les informations que Coinbase partage avec l'IRS et ce que les contribuables devraient examiner.
La définition des échanges décentralisés est une autre question sensible. Les plateformes opérant en dehors du marché américain commencent à intégrer des contrôles pour y accéder, comme cela a été le cas lorsqu'Hyperliquid a ajouté la vérification d'identité pour ouvrir la porte aux utilisateurs américains. Ces types de mouvements anticipent la manière dont le secteur s'adapterait à un cadre défini par CLARITY.
Pour l'instant, le résultat reste ouvert. La proposition des procureurs et son rejet par la Maison Blanche dessinent une négociation qui peut encore emprunter plusieurs voies : approbation avec des changements limités, report au prochain cycle législatif ou reformulation du texte. Ce qu’aucune des parties ne semble vouloir imaginer, c’est un naufrage qui ramènerait le secteur dans l’incertitude à laquelle il tente d’échapper.
Le résultat aura des conséquences qui dépasseront Washington. Une réglementation claire dans la plus grande économie du monde constitue généralement la référence pour d'autres juridictions, de sorte que le pouls autour de CLARITY sera suivi de près par les investisseurs, les entreprises et les régulateurs aux États-Unis et à l'extérieur.
Voir l’article original en espagnol
