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La Cour suprême de Corée du Sud a rendu sa première décision explicite autorisant les enquêteurs à saisir les BTC déposés sur des bourses centralisées, marquant un tournant dans le traitement juridique des crypto-monnaies au sein du droit pénal du pays.
Dans une décision du 11 décembre 2025, la Haute Cour a confirmé la saisie de 55,6 BTC stockés sur le compte d'une bourse locale, appartenant à un suspect faisant l'objet d'une enquête pour blanchiment d'argent présumé.

Le tribunal a déterminé que le BTC peut être considéré comme un « objet de saisie » en vertu du droit de procédure pénale, car il s'agit d'informations électroniques ayant sa propre valeur économique, sa maniabilité et sa négociabilité.
La décision élargit les critères établis dans les décisions précédentes, qui reconnaissaient déjà le BTC comme produit du crime et comme droit de propriété confiscable, mais va encore plus loin en traitant directement des actifs détenus par les plateformes d'échange. Cela crée un précédent clé à la fois pour les recherches futures et pour l’évolution du cadre réglementaire sur les actifs numériques.
Le Royaume-Uni fixe des délais pour le nouveau régime de réglementation des crypto-actifs
Le Royaume-Uni s’oriente vers un cadre réglementaire plus strict et structuré pour les actifs cryptographiques, la Financial Conduct Authority (FCA) établissant pour la première fois un calendrier défini permettant aux entreprises du secteur de régulariser leur situation.


Dans un avis publié jeudi, le régulateur financier a annoncé qu'il prévoyait d'ouvrir en septembre 2026 un processus formel de demande d'autorisation pour les sociétés de cryptoactifs, comme étape préalable à l'entrée en vigueur d'un nouveau régime réglementaire prévu pour octobre 2027.
Selon la FCA, les entreprises qui exploitent ou commercialisent des crypto-actifs dans le pays doivent disposer d'une autorisation spécifique ou d'une modification de leur autorisation existante en vertu de la loi sur les services et marchés financiers. L'agence a précisé que les enregistrements actuels dans le cadre des régimes de lutte contre le blanchiment d'argent, de paiement ou de monnaie électronique ne seront pas automatiquement transférés vers le nouveau cadre.
Cela obligera les entreprises à soumettre à nouveau des demandes pour exercer des activités cryptographiques réglementées. Cependant, ceux qui entameront le processus dans le délai autorisé et resteront en attente d'une résolution lors de l'entrée en vigueur des nouvelles règles pourront continuer à fonctionner temporairement, évitant ainsi une interruption immédiate de leurs services.
Les sorties persistent dans les ETF spot BTC et ETH aux États-Unis
Les fonds négociés en bourse (ETF) Spot BTC aux États-Unis ont enregistré jeudi une nouvelle journée de sorties nettes, prolongeant leur séquence négative à trois jours consécutifs. Au total, les produits liés au BTC ont enregistré des retraits de près de 399 millions de dollars.
Selon les données de SoSoValue, l'ETF IBIT de BlackRock a mené les sorties avec 193,3 millions de dollars, suivi de Fidelity avec 120,5 millions de dollars. Les fonds gérés par Ark & 21Shares et Grayscale ont également clôturé la séance avec des flux négatifs.
Au total, au cours des trois derniers jours, environ 1,12 milliard de dollars ont quitté le marché, effaçant presque totalement les entrées enregistrées début 2026.
La pression à la vente s'est également déplacée vers les ETF au comptant ETH, qui ont signalé des sorties nettes de 159,2 millions de dollars. Le fonds ETHA de BlackRock a concentré plus de 107 millions de dollars de retraits, tandis que le fonds ETHE de Grayscale a ajouté 31,7 millions de dollars supplémentaires.
Assaut armé en France pour voler des données de cryptomonnaie
Trois hommes cagoulés ont cambriolé une maison à Manosque, dans le sud-est de la France, lundi soir, dans le but de voler des informations liées aux cryptomonnaies. Les assaillants ont attaché une femme sous la menace d'une arme et ont pris une clé USB contenant les données numériques de son partenaire avant de fuir les lieux.
L'attaque s'est produite dans une résidence du secteur du Chemin Champs de Pruniers, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Selon les médias locaux, la victime a été menacée avec une arme à feu et agressée physiquement, mais elle a réussi à se libérer quelques minutes plus tard et à alerter la police. Il n'a pas subi de blessures graves.
Les autorités françaises ont ouvert une enquête auprès de la brigade criminelle et de la direction régionale de la police nationale.
L’affaire s’ajoute à une tendance croissante de crimes violents liés au secteur de la cryptographie. Selon des archives spécialisées, la France est devenue l'un des principaux foyers européens de ce que l'on appelle les « attaques à la clé », des vols physiques visant à obtenir des clés ou des données provenant d'actifs numériques.
Les experts préviennent que la combinaison d’une richesse cryptographique visible et de réseaux criminels consolidés est à l’origine de ce type de criminalité dans le pays.