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Le géant financier JPMorgan a récemment publié un rapport qui a soulagé le marché international de l'énergie face à la demande de pétrole brut. La Chine se redressera progressivement à partir d’août prochain jusqu’à retrouver sa position de premier importateur mondial de pétrole. Selon les analystes, plus de la moitié de la baisse de la demande asiatique de carburant est strictement temporaire.
Les données macroéconomiques confirment que les achats extérieurs du plus grand importateur mondial ont été réduits d'un montant sans précédent de 4,8 millions de barils par jour (mbj). Cette contraction économique drastique a même dépassé les pires records enregistrés au cours des mois les plus difficiles de la pandémie mondiale en 2020. La baisse des acquisitions chinoises a contribué de manière décisive à atténuer le fort impact du récent choc énergétique mondial.
Au cours du mois de mai, les acquisitions totales de carburant du pays asiatique ont chuté de manière drastique, à 7,8 mbj. Ce niveau commercial représente le chiffre le plus bas enregistré par les autorités douanières chinoises depuis fin 2017. Pour compenser cette pénurie, le gouvernement de Pékin a eu recours directement à ses propres stocks de réserve nationaux.
Les systèmes avancés de suivi des navires maritimes suggèrent que les importations se sont stabilisées autour de 8 mbj en juin. L'institution bancaire estime que le secteur chimique asiatique sera le moteur du retour de la consommation de masse dans les prochains mois de l'année. De même, l’administration centrale cherchera à reconstituer ses stocks stratégiques de pétrole face à la stabilisation des prix internationaux, ce qui pourrait à nouveau accroître sa puissance d’importation.
PetroChina en tête des investissements dans le secteur de l'énergie
La banque américaine a actualisé ses prévisions de marché et modifié à la baisse ses projections sur les carburants traditionnels. Ils assurent que la consommation annuelle d'essence connaîtra une contraction de 6%, tandis que la consommation de diesel diminuera de 4% d'ici 2030. Malgré ces chiffres inférieurs, les experts ont choisi la société d'État PetroChina comme option d'investissement préférée.
L'institution financière prévoit que le géant de l'énergie versera un dividende initial de 0,27 yuan (0,04 $) pour chaque action émise. Ce paiement générera un rendement financier annuel estimé à 6,4 % pour les actions cotées à Hong Kong. Cette rentabilité place l'entreprise bien au-dessus des 4,8% estimés pour son concurrent commercial direct, Sinopec.
En revanche, la plasturgie taïwanaise Nan Ya Plastics conserve une position préférentielle au sein des portefeuilles recommandés. Le succès commercial de l'entreprise technologique dépendra de l'approbation technique de nouveaux matériaux avancés pour les serveurs d'intelligence artificielle. Ces certifications d’entreprise devraient être achevées à la fin de cette année ou au début de 2027.
Les décisions de la Chine sur les produits pétroliers
Les décisions commerciales de Pékin concernant le commerce extérieur des produits raffinés joueront bientôt un rôle décisif. Le gouvernement a interdit les expéditions extérieures de carburant en mars pour donner la priorité absolue à l'approvisionnement de ses marchés intérieurs. Cette mesure d'urgence répondait aux menaces à la sécurité de l'approvisionnement qui surgissaient dans le détroit stratégique d'Ormuz.
Une éventuelle suppression de l’interdiction d’exportation pourrait augmenter immédiatement les expéditions logistiques entre 88 % et 160 %. Toutefois, les volumes de commercialisation réels dépendront du maintien des marges bénéficiaires en territoire positif. En parallèle, les raffineurs indépendants seront confrontés à de graves pressions opérationnelles s’ils perdent l’accès aux approvisionnements à prix réduits en provenance d’Iran.
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