La BCE ouvre des contrats de 1,1 milliard d’euros pour développer l’euro numérique

La BCE ouvre des contrats de 1,1 milliard d’euros pour développer l’euro numérique

La Banque centrale européenne (BCE) a ouvert des contrats de plus de 1,1 milliard d’euros pour le développement de services associés à l’euro numérique. Ces contrats s’articulent autour de cinq volets principaux : gestion des risques et de la fraude, kit de développement d’applications et de logiciels (SDK), solution hors ligne, échange sécurisé des données de paiement et recherche d’alias.

Contrats numériques en euros

Le budget total de ces cinq composantes est de 1,1 milliard d’euros, hors système de règlement en monnaie numérique de la banque centrale (CBDC), qui sera développé en interne. La BCE a établi que la décision de lancer l’euro numérique sera prise une fois le processus législatif terminé.

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On estime que le Les contrats en euros numériques auront une durée de quatre ans à partir de janvier 2025. L’euro numérique vise à fournir des services numériques via des applications mobiles et des plateformes en ligne, et permettra aux utilisateurs d’effectuer des paiements en utilisant des pseudonymes tels que des numéros de téléphone, des adresses e-mail ou des numéros de compte sans être associés à un fournisseur de paiement spécifique. Il devrait avoir un impact significatif sur l’économie européenne en facilitant des transactions plus rapides et plus sécurisées, ainsi qu’en promouvant la numérisation et l’inclusion financière.

Composantes de l’euro numérique

Les appels à candidatures se concentrent sur le financement des éléments essentiels suivants pour le fonctionnement de l’euro numérique :

  1. Recherche d’alias : faciliterait les transactions de paiement des utilisateurs et des intermédiaires en utilisant de simples pseudonymes au lieu de longs numéros de compte.
  2. Volet gestion des risques et de la fraude : fournirait un soutien supplémentaire aux intermédiaires pour identifier les transactions frauduleuses.
  3. Kit de développement logiciel (SDK) : Il se compose d’une application pour l’euro numérique et d’un SDK destiné à aider les intermédiaires à fournir des services pour l’euro numérique via leurs propres applications mobiles et interfaces en ligne.
  4. Composant de services hors ligne : comprend des services d’ingénierie et de développement pour fournir un instrument de paiement au porteur hors ligne.
  5. Échange sécurisé d’informations de paiement : prend en charge la conversion d’informations transactionnelles (par exemple le montant d’une transaction) et/ou d’informations sensibles (par exemple l’instrument de paiement utilisé) sous une forme sécurisée à la demande d’un intermédiaire.

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Les candidats répondant aux critères d’éligibilité détaillés dans les appels doivent soumettre leur candidature dans les délais respectifs indiqués dans les différents appels. Toutes les questions liées à ces appels à candidatures doivent être soumises via la plateforme eTendering de la BCE. Après l’évaluation de chaque appel à candidatures, la BCE invitera les répondants les mieux classés à soumettre des offres dans le cadre d’un appel d’offres ultérieur (ITT), ayant jusqu’en février pour soumettre leurs propositions respectives.

Les objectifs de la BCE

Rappelons que la BCE a franchi une nouvelle étape dans la phase de préparation de l’euro numérique le 1er novembre 2023. Elle l’a fait après une phase de recherche de deux ans au cours de laquelle elle a analysé les avantages, les risques et les défis de l’introduction d’une monnaie numérique de banque centrale. dans la zone euro. Au cours de cette phase, la BCE prévoit de mener une série d’activités, notamment :

  • Préparer la conception technique et fonctionnelle de l’euro numérique, en tenant compte des avis des citoyens, des entreprises, des législateurs et des agents du marché.
  • Réaliser des tests et des expérimentations pour évaluer ses performances, sa sécurité et son interopérabilité avec les systèmes de paiement existants.
  • Mettre en place un cadre juridique et réglementaire approprié, en collaboration avec les autorités européennes et internationales.
  • Préparer l’infrastructure et les ressources nécessaires à son lancement, notamment en recrutant des prestataires de services.
  • La BCE a indiqué que la décision finale sur l’introduction de l’euro numérique sera prise vers la mi-2026, après une évaluation approfondie des résultats de la phase de préparation et une consultation du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne. Si la décision est positive, la BCE estime que l’euro numérique pourrait être opérationnel en 2028.

Impact de l’euro numérique sur l’économie européenne

L’euro numérique pourrait avoir un impact significatif sur l’économie européenne, tant au niveau micro que macro. Au niveau micro, la nouvelle CBDC pourrait offrir aux consommateurs et aux entreprises un certain nombre d’avantages :

  • Une plus grande accessibilité, inclusion et diversité financière, en permettant à tous les citoyens et entreprises de disposer d’un mode de paiement numérique universellement accepté, sans frais supplémentaires et sans avoir besoin d’un compte bancaire.
  • Plus d’efficacité, de rapidité et de sécurité dans les transactions, en réduisant les délais de règlement, les coûts opérationnels et les risques de fraude, de contrepartie et de cyberattaques.
  • Une meilleure protection de la vie privée et des données en garantissant que la BCE et les banques centrales nationales ne collectent ni ne stockent d’informations personnelles sur les utilisateurs de l’euro numérique, sauf lorsque la loi l’exige.
  • Plus d’innovation et de concurrence dans le secteur des paiements, en fournissant une plateforme ouverte et neutre qui facilite l’interopérabilité et l’intégration des services à valeur ajoutée proposés par les prestataires privés.

Au niveau macro, cette évolution pourrait contribuer à renforcer le rôle de l’euro en tant que monnaie internationale, en augmentant son attrait et son utilisation dans les échanges et les investissements transfrontaliers. De même, l’euro numérique pourrait améliorer la capacité de la BCE à mettre en œuvre la politique monétaire, en élargissant la portée et l’efficacité de ses instruments et en facilitant la transmission de ses signaux à l’économie réelle.

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Enfin, l’euro numérique pourrait accroître la résilience et la souveraineté de la zone euro face à d’éventuels chocs externes, en réduisant la dépendance à l’égard des systèmes de paiement étrangers et en préservant l’autonomie stratégique de l’Europe dans le domaine de la finance numérique.

José Maldonado
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