
Le rapport utilise une méthodologie appelée BVAR (Bayesian Vector Autoregression). Les auteurs expliquent qu'ils extraient « une série chronologique d'innovations dans les stablecoins » à partir des données de Google Trends… Nous interprétons le volume des requêtes de recherche Google comme un indicateur de l'évolution de l'attention du public envers les stablecoins, motivée par la couverture médiatique et les flux d'informations.
Dépôts de détail
Les auteurs précisent que lorsque l'indice de Google augmente, « nous constatons que l'attention accrue portée aux pièces stables entraîne une baisse statistiquement et économiquement significative du ratio des dépôts de détail par rapport aux dépôts de gros… et une contraction des prêts bancaires aux entreprises ».
La BCE prévient que les pièces stables pourraient rendre le crédit plus cher pour les familles et les entreprises
Autrement dit, la BCE confirme que non seulement l’argent circule, mais que la banque perd sa source de financement la moins chère (votre épargne) et est obligée de dépendre de fonds de marché plus coûteux, ce qui finit par assécher le crédit aux entreprises.
Le rapport définit très précisément pourquoi cela se produit. Vous ne le voyez pas comme un investissement supplémentaire, mais comme un remplacement direct. «Nous documentons un mécanisme de substitution des dépôts par lequel les ménages et les entreprises réaffectent les fonds des dépôts bancaires vers les actifs numériques. « Cette réallocation érode la base de financement stable des banques… et restreint finalement l'offre de crédit. »
Ce que admet le rapport, c'est qu'il n'est plus nécessaire d'aller à la banque pour retirer physiquement de l'argent et que la recherche sur Google agit comme un déclencheur de mouvements de capitaux. Le rapport mentionne que ces effets sont rapidement perceptibles. La liquidité des banques commerciales est « évaporable » face à un changement dans le récit numérique. En qualifiant les pièces stables d’« instruments similaires à l’argent », ils admettent que les citoyens ne voient plus de différence entre avoir des euros à la banque ou de l’USDC dans un portefeuille numérique, sauf pour l’efficacité.
Autrement dit, la BCE admet que si elle parvient à attirer l’attention des gens sur les pièces stables, le système bancaire européen en souffrira mécaniquement. C'est pourquoi il a si peur et pourquoi il insiste pour garder le contrôle. À la fin de cette édition, les données de Google Trends en Espagne confirment que l'intérêt pour le stablecoin USDT triple celui de l'euro numérique (69 contre 20).
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