
Compte tenu de la fin imminente de la période de transition du règlement européen sur les marchés de crypto-actifs (MiCA), la Commission nationale du marché des valeurs mobilières (CNMV) d'Espagne a émis aujourd'hui un avertissement aux investisseurs en crypto. Le superviseur rappelle qu'à compter du 1er juillet, les utilisateurs qui opèrent avec des plateformes non autorisées ne bénéficieront plus de la protection réglementaire offerte par la nouvelle réglementation européenne.
Dans un communiqué, la CNMV recommande aux investisseurs de vérifier dans les registres de l'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) et de la CNMV elle-même si le fournisseur avec lequel ils opèrent dispose de l'autorisation correspondante pour fournir des services sur crypto-actifs. L'agence conseille de demander des informations sur le plan de migration et les alternatives que l'entité proposera à ses clients, dans le cas contraire. Actuellement, la liste CNMV comprend 113 entités au total.
Un plan de migration efficace pour vos clients
Le régulateur espagnol indique dans sa note que « les fournisseurs de services sur cryptoactifs qui n'obtiendront pas l'autorisation correspondante pour exercer leur activité en Espagne avant cette date, doivent disposer d'un plan de migration efficace pour leurs clients. Ce plan doit envisager la possibilité pour ses clients de déplacer les crypto-actifs détenus vers d’autres adresses et les fonds vers des comptes de trésorerie.
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La CNMV indique également qu'il est nécessaire que ces prestataires « effectuent, avec un préavis suffisant, un travail de communication efficace et continu avec leurs clients pour les informer clairement de cette situation et du plan de migration qui va être réalisé, en précisant les délais et les actions qui seront générées.
L’avertissement du régulateur espagnol arrive à un moment clé pour l’industrie européenne de la cryptographie. MiCA établit un cadre réglementaire commun pour les fournisseurs de services d'actifs cryptographiques (CASP), obligeant les bourses, les dépositaires et autres plateformes à obtenir une licence pour opérer légalement dans l'Union européenne.
Rappelons que Binance, la plus grande bourse au monde, ne dispose toujours pas de l'autorisation MiCa pour opérer en Europe. Binance a annoncé en février qu'elle avait demandé l'autorisation du régulateur grec.
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