Le mystère du « morceau de papier » d’Ethereum : un changement juridique potentiel

Le mystère du « morceau de papier » d’Ethereum : un changement juridique potentiel

Dans une série de tweets très médiatisés, Steven Nerayoff, ancien conseiller d’Ethereum, a révélé de nombreux faits qui pourraient potentiellement ébranler les fondements mêmes du réseau Ethereum. Les tweets font allusion à des discordes internes et peut-être même à des divergences juridiques, avec des accusations portées contre les cofondateurs d’Ethereum, Vitalik Buterin et Joseph Lubin.

Bill Morgan a laissé entendre qu’Ethereum ne pourrait recevoir que deux « laissez-passer gratuits » dans les autorisations réglementaires. Selon Morgan, la première autorisation pourrait être liée à l’ICO d’Ethereum en 2014 et la seconde au célèbre discours Hinman de juin 2018, qui a clarifié la position d’Ethereum en matière de réglementation des valeurs mobilières.

Cela soulève deux questions : de quoi se vante-t-il exactement dans le « morceau de papier » de Joseph Lubin ? Serait-ce la première des deux bénédictions réglementaires qu’Ethereum a reçues ?

Qu’est-ce que le « morceau de papier » de Lubin ?

Joseph Lubin, co-fondateur d’Ethereum et fondateur de ConsenSys, est décrit comme le cerveau juridique derrière l’offre initiale de pièces de monnaie (ICO) d’Ethereum en 2014. Lubin a enregistré qu’ils avaient «une feuille de papier dans notre poche avant de lancer la vente de jetons. Mais quelle est exactement la nature de ce document ? S’agit-il d’une lettre d’opinion d’un cabinet d’avocats ou de quelque chose de bien plus important comme une lettre de « non-action » de la SEC, comme certains le spéculent ?

Lubin a déclaré que ce document avait été sécurisé avant le lancement de l’offre initiale de pièces (ICO) d’Ethereum en 2014 afin de fournir une certaine assurance juridique.

L’importance de ce « morceau de papier » ne peut être surestimée. S’il s’agit d’un document juridique tel qu’un lettre de « non-action » de la Securities and Exchange Commission (SEC), cela signifierait qu’Ethereum avait le feu vert réglementaire avant même l’ICO. Un tel document exempterait potentiellement Ethereum d’être classé comme titre, évitant ainsi de nombreuses complications juridiques.

Camouflage juridique ou approbation réglementaire ?

Ce « morceau de papier » pourrait tomber dans un spectre de possibilités. D’une part, il pourrait s’agir d’une lettre d’opinion d’un cabinet d’avocats, comme Pryor Cashman LLP, où travaillent Jeffrey E. Alberts et Bertrand Fry. On sait que ces avocats ont été en contact avec Lubin en 2014, comme le révèlent les tweets de Steven Nerayoff. Une lettre d’opinion offrirait une protection mais ne serait pas infaillible contre les mesures réglementaires.

D’un autre côté, si ce « morceau de papier » s’avère être une autorisation officielle de la SEC ou de tout autre organisme de réglementation, il pourrait fondamentalement modifier le discours sur la légalité d’Ethereum et créer un précédent pour les futurs projets de blockchain.

Le « morceau de papier » n’est pas seulement une note de bas de page dans l’histoire d’Ethereum ; il a le potentiel de réécrire des récits et réaligner les perspectives réglementaires sur ce qui constitue la sécurité dans le monde des crypto-monnaies.



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