- Les autorités européennes ont commencé à discuter de la manière dont les dépôts des citoyens peuvent être inclus dans l'économie européenne.
- Lorsqu’il est stocké indépendamment, Bitcoin élimine toute interférence de tiers.
Les autorités européennes souhaitent que l’énorme volume d’épargne privée participe plus activement au financement de l’économie. Pour Bruxelles, c'est une question d'investissement et de compétitivité. Pour les détenteurs d’argent, une autre question se pose : qui doit décider où ira leur épargne ?
C’est à cette intersection de la politique économique et des choix financiers personnels que Bitcoin gagne un argument supplémentaire en sa faveur.
En mars 2025, la Commission européenne a lancé la stratégie des comptes d’épargne et d’investissement. Sa mission est d'améliorer le lien entre l'épargne des citoyens et l'investissement dans l'économie européenne. La Commission déclare explicitement que les dépôts bancaires des ménages européens représentent environ 10 000 milliards d’euros.
Bruxelles estime que certains de ces fonds pourraient fonctionner plus efficacement via les marchés de capitaux. Selon une estimation donnée par la Commission européenne en référence à un rapport de Mario Draghi, l’Europe a besoin de 750 à 800 milliards d’euros d’investissements supplémentaires par an jusqu’en 2030. Ces besoins sont liés, entre autres, à la numérisation, à la transition énergétique, aux infrastructures et à la défense.
Dans le même temps, nous ne parlons pas de retrait forcé des dépôts bancaires. Le concept officiel de l’UE suppose que les citoyens se verront offrir davantage de possibilités d’investir eux-mêmes leur épargne. Par exemple, la Commission européenne promeut les « comptes d’épargne et d’investissement » grâce auxquels les investisseurs privés peuvent accéder aux actions, aux obligations et aux fonds. Dans le même temps, la commission souligne que l'investisseur garde le contrôle du choix des instruments financiers.
Le problème ne réside donc pas tant dans le fait que l'État va retirer l'argent des citoyens, mais plutôt dans la volonté des autorités européennes de changer la direction des flux de capitaux.
Pour l’État, les dépôts bancaires constituent une source importante de financement de l’économie. L’argent des clients est utilisé par le système bancaire, notamment pour les prêts.
La Commission européenne déclare explicitement que l'objectif des comptes d'épargne et d'investissement est de canaliser davantage d'épargne vers des investissements productifs tout en permettant aux citoyens d'obtenir des rendements potentiellement plus élevés sur les marchés des capitaux.
Le gouvernement a besoin d’investissements dans l’économie, les infrastructures ou les secteurs stratégiques. Il peut être plus important pour une personne de conserver son épargne sous la forme la plus indépendante et de décider elle-même où et comment la stocker.
Et c’est là qu’intervient Bitcoin.
Un actif qui n’appartient pas au gouvernement
Le Bitcoin est fondamentalement différent de l’argent ordinaire et des dépôts bancaires dans la mesure où il n’a pas d’émetteur central qui puisse à lui seul modifier les règles d’émission des pièces.
Selon le livre blanc Bitcoin, les nouvelles pièces sont créées selon un algorithme prédéterminé et le rythme auquel elles sont émises est progressivement réduit. Le nombre total de Bitcoins est limité à 21 millions de pièces.
Dans le même temps, le protocole ne permet pas à l’autorité centrale d’augmenter simplement la libération de BTC par sa propre décision. Les nœuds du réseau rejettent les opérations et les blocs qui violent les règles établies.
Cela ne signifie pas que Bitcoin protège automatiquement le capital de tous les risques. Le prix du BTC peut fluctuer considérablement et l’auto-conservation nécessite la responsabilité des clés privées. Mais la différence fondamentale reste la même : le propriétaire de Bitcoin peut contrôler l’actif sans le placer au bilan d’une banque ou d’un organisme gouvernemental.
C’est pourquoi Bitcoin est souvent considéré non seulement comme un investissement, mais aussi comme un outil d’indépendance financière.
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