
Le groupe professionnel bancaire américain, le Bank Policy Institute (BPI), s'est opposé au projet de loi CLARITY récemment publié, soulignant des lacunes sur des questions clés.
Dans un communiqué publié jeudi 23 juillet, le BPI a déclaré que le projet de loi présentait encore des « lacunes » en termes de rendement stable des pièces et de dispositions sur le financement illicite qui devraient être « renforcées ».

Le secteur bancaire s'est opposé au précédent compromis sur le rendement du stablecoin cela autorisait uniquement des incitations basées sur l'activité du compte, et non sur les soldes inutilisés.
Cette interdiction passive des rendements visait à répondre aux préoccupations des banques en matière de fuite des capitaux. Le compromis est reflété dans le nouveau projet (article 404).


Malheureusement, le secteur bancaire a cherché à interdire totalement toute forme de rendement ou d’incitation stable.
Sans surprise, le secteur bancaire a fait pression sur certains législateurs, notamment le sénateur John Curtis (R-Utah) et le sénateur John Cornyn (R-Texas), qui partagent désormais les inquiétudes des banques concernant le projet de loi sur la cryptographie.
La loi CLARITY remportera-t-elle les 60 voix nécessaires ?
C’est une mauvaise nouvelle pour les républicains et l’industrie de la cryptographie.
Avant le décès du sénateur Lindsey Graham ce mois-ci, les Républicains comptaient 53 membres. Par ailleurs, un autre membre, le sénateur Mitch McConnell du Kentucky, est malade depuis plus d'un mois, portant leur effectif à 51.
Si les sénateurs Curtis et Cornyn refusent de soutenir le projet de loi, le soutien républicain tombera à 49.
En d’autres termes, ils auront besoin de 11 sénateurs démocrates pour soutenir le projet de loi afin d’atteindre le seuil des 60 voix. Malheureusement, certains démocrates pro-crypto comme la sénatrice Angela Alsobrooks et Ruben Gallego ont s'est opposé au projet de loi en raison, entre autres, de dispositions inadéquates sur l’éthique et le financement illicite.
Cela complique l'objectif des 60 voix si un accord n'est pas conclu pour convaincre tous les principaux récalcitrants. De plus, le timing et les perspectives du chef de la majorité ne contribuent pas à faire progresser le projet de loi.
Il ne reste que deux semaines avant la pause du Sénat pour les vacances d'août. La plupart des analystes avaient prévenu que si le projet de loi n’était pas adopté d’ici août, il serait pour ainsi dire mort.
Pour sa part, le leader de la majorité au Sénat américain, John Thune, a averti que le projet de loi pourrait ne pas être adopté avant les vacances d'août.
Je ne pense pas que nous pourrons les réaliser. J'aimerais au moins démarrer Clarity. Nous verrons où en sont les votes.
En réponse, Patrick Witt, conseiller en chef en matière de cryptographie à la Maison Blanche, a exhorté Thune à planifier le vote et à cesser d'attendre les démocrates.
Vous attendriez éternellement (les démocrates). Personne ne pensait que nous pouvions réellement produire une disposition éthique qui aurait du mordant et qui inclurait le président.
Pour Witt, la nouvelle disposition éthique répond aux préoccupations des démocrates.


Les attentes du marché concernant l'adoption du projet de loi en 2026 ont brièvement chuté à 32 % vendredi. Il reste incertain si les chances de passage s’amélioreront au cours des deux prochaines semaines.
Résumé final
- Le soutien provisoire du Sénat au projet de loi sur la cryptographie est tombé en dessous de 50.
- Le chef de la majorité, John Thune, a douté des chances d'adoption de la loi CLARITY avant les vacances d'août.