L’ESMA donne un ultimatum aux plateformes crypto avant le 1er juillet

L’ESMA donne un ultimatum aux plateformes crypto avant le 1er juillet

Le compte à rebours jusqu'à la pleine mise en œuvre du Réglementation des marchés de crypto-actifs (MiCA) est entré dans sa phase finale. L'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a adressé un dernier avertissement aux prestataires de services sur crypto-actifs qui opèrent encore sans l'autorisation correspondante, les exhortant à initier une fermeture ordonnée de leurs activités avant l'expiration de la période de transition le 30 juin.

Le message du superviseur européen est fort : les entreprises qui n'ont pas obtenu l'autorisation nécessaire pour opérer dans le nouveau cadre réglementaire doivent cesser d'attirer des clients dans l'Union européenne et adopter des mesures pour protéger les fonds et les actifs de leurs utilisateurs pendant le processus de sortie. La décision coïncide avec les rappels récemment émis par la Commission nationale du marché des valeurs mobilières (CNMV) en Espagne, qui a également averti les investisseurs et les entités de l'entrée en vigueur complète des nouvelles exigences réglementaires à partir du 1er juillet.


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L'ESMA exige la fermeture ordonnée des fournisseurs non autorisés

A l’expiration de la période d’adaptation accordée par MiCA, l’ESMA a expressément demandé aux prestataires de services de crypto-actifs non autorisés de mettre fin à leurs opérations de manière organisée et en donnant la priorité à la protection des clients.

En pratique, ces entités doivent cesser l'incorporation de nouveaux utilisateurs résidant dans l'Union européenne, éviter d'ouvrir de nouvelles relations commerciales et cesser toute activité de publicité ou de recrutement visant le marché européen.

L’autorité établit également que les opérations autorisées lors de cette phase de sortie doivent être limitées exclusivement à celles nécessaires pour faciliter la vente ou le transfert de cryptoactifs, la réallocation d’actifs ou la clôture de positions ouvertes. De même, la garde des fonds des clients ne pourra être maintenue que pendant la durée strictement indispensable à la réalisation dudit processus.

Restrictions également pour les entreprises établies hors de l'Union européenne

L’un des points forts de la déclaration est que les limitations ne concernent pas uniquement les entreprises situées dans le bloc communautaire.

L'ESMA a rappelé que les entités établies en dehors de l'Union européenne ne peuvent pas proposer de services réglementés par le MiCA aux clients européens ni développer des stratégies pour les attirer. Cette interdiction s’étend même à certains modèles de collaboration commerciale.

L'agence souligne également que la réglementation elle-même empêche les fournisseurs de services d'actifs cryptographiques (CASP) de sous-traiter ou de déléguer des fonctions essentielles, notamment celles liées à la conservation des actifs, à des entités qui ne disposent pas de l'autorisation correspondante en vertu de la MiCA.

Cette clarification vise à éviter les structures indirectes qui permettent de fournir des services réglementés par le biais de tiers non autorisés.

Ce que les plateformes devraient faire avec leurs clients

La protection des utilisateurs constitue l'un des piliers centraux des mesures annoncées par l'ESMA.

Les entreprises qui cessent leurs activités doivent clairement informer leurs clients des mesures prises pour sauvegarder leurs actifs numériques et leur expliquer les procédures disponibles pour vendre, transférer ou clôturer leurs positions avant de cesser définitivement leurs activités.

De plus, ils devront communiquer les délais établis pour exécuter ces opérations et faciliter un processus minimisant l'impact sur les utilisateurs.

L'autorité européenne insiste sur le fait qu'une transition transparente est essentielle pour éviter les situations d'incertitude ou de blocages opérationnels qui pourraient affecter les investisseurs.


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Avertissement pour les investisseurs : négocier avec des entités non autorisées signifie perdre les protections MiCA

L’ESMA a également adressé un message direct aux utilisateurs de plateformes de crypto-monnaie.

Les investisseurs qui continuent à utiliser des prestataires sans autorisation ne pourront pas bénéficier des garanties prévues par MiCA, y compris les mesures de protection des actifs en conservation et les mécanismes de surveillance prévus par la réglementation européenne.

Pour cette raison, il recommande à tous les clients de vérifier le statut réglementaire de leurs fournisseurs et d'agir rapidement lorsqu'ils détectent qu'une entreprise ne dispose pas d'une autorisation valide.

Les alternatives suggérées incluent le déplacement des actifs cryptographiques vers un fournisseur agréé ou, le cas échéant, leur déplacement vers un portefeuille auto-conservé sous le contrôle de l'utilisateur.

La CNMV renforce le message en Espagne avant le 1er juillet

Parallèlement à la déclaration de l'ESMA, la Commission nationale du marché des valeurs mobilières a rappelé que la période transitoire pour s'adapter au règlement MiCA se termine le 30 juin et qu'à partir du 1er juillet, seuls les fournisseurs ayant complété de manière satisfaisante le processus d'autorisation pourront opérer en Espagne.

Le superviseur espagnol souligne que les investisseurs ne devraient pas entretenir de relations commerciales avec des entités dépourvues d'une telle autorisation, car celles-ci ne seront pas soumises aux mécanismes de surveillance et de protection établis par le nouveau cadre réglementaire.

L’objectif est de renforcer la confiance dans l’écosystème des actifs numériques grâce à un régime commun pour l’ensemble de l’Union européenne qui supervise à la fois l’émission et l’offre et la fourniture de services liés aux crypto-actifs.

Comment vérifier si un fournisseur est conforme à MiCA

L’ESMA et la CNMV recommandent aux utilisateurs de consulter les documents officiels avant d’utiliser une plateforme de services de cryptoactifs.

Ces registres nous permettent de vérifier si une entreprise a obtenu l'autorisation nécessaire pour opérer sous le régime MiCA et constituent un outil clé pour réduire les risques réglementaires.

Ces derniers mois, diverses entités financières espagnoles, dont CaixaBank, BBVA, Openbank, Cecabank, Renta 4 et Kutxabank, ont progressé dans l'obtention des licences correspondantes pour s'adapter au nouveau scénario réglementaire.

Les prestataires sans licence ont encore une voie de sortie

La CNMV envisage également un mécanisme pour les entités qui ne parviennent pas à obtenir l'autorisation avant la date limite.

Dans ces cas, ils doivent concevoir un plan de migration efficace pour leurs clients, en les informant adéquatement sur les alternatives disponibles pour transférer leurs actifs cryptographiques ou récupérer leurs fonds.

Ce plan doit permettre aux utilisateurs de déplacer les actifs en conservation vers d'autres adresses ou de retirer des ressources détenues en espèces. De plus, les plateformes pourront conclure des accords avec des fournisseurs agréés, facilitant ainsi une transition ordonnée et dans des conditions appropriées pour les clients concernés.


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Un nouveau chapitre pour l’écosystème crypto européen

L'expiration définitive de la période de transition MiCA représente l'un des changements réglementaires les plus importants pour le secteur des actifs numériques en Europe. En exigeant des fournisseurs non autorisés qu’ils cessent leurs activités ou achèvent un processus de sortie ordonnée, l’ESMA et la CNMV cherchent à consolider un environnement doté de normes plus élevées de surveillance et de protection des investisseurs.

Pour les entreprises du secteur, le 1er juillet marque le début d'une nouvelle étape dans laquelle l'autorisation réglementaire cesse d'être une option et devient une condition indispensable pour opérer sur le marché européen. Pour les utilisateurs, la principale recommandation est de revoir l’état des plateformes qu’ils utilisent et de s’assurer qu’elles répondent aux exigences établies par MiCA avant de continuer à effectuer des opérations avec des crypto-actifs.

Voir l’article original en espagnol

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