Goldman Sachs a utilisé un système créé pour les joueurs d'échecs et a choisi le champion de la Coupe du monde 2026

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Juste avant le coup d’envoi, Goldman Sachs a publié sa prédiction officielle pour la Coupe du Monde 2026 : L'Espagne soulèvera sa deuxième coupe le 19 juillet à New York. La note porte la signature de l'économiste en chef Jan Hatzius, de Giovanni Pierdomenico et de Sven Jari Stehn, et combine près de vingt mille matchs joués depuis 1978, cinquante mille simulations de Monte Carlo et un système de classement initialement conçu pour classer les joueurs d'échecs.

Le podium probabiliste du modèle laisse à l'Espagne 26 % de chances de remporter le trophée, suivie de la France avec 19 %, de l'Argentine avec 14 %, du Brésil avec 8 % et de l'Angleterre avec seulement 5 %. La justification technique de la Roja est convaincante : elle possède le meilleur classement Elo du monde, avec 52 points de plus que l'Argentine et 84 de plus que la France, en plus de marquer du talent et une dynamique compétitive en sa faveur.

La partie la plus intéressante du rapport

L'Albiceleste paie le prix d'être champion actuel. Goldman parle de « marasme des vainqueurs » : depuis 1978, les champions du monde échouent presque toujours lors du prochain match, la seule exception récente étant la France entre 2018 et 2022. Mais il y a une consolation pour l'Argentine : le modèle identifie l'équipe nationale comme l'équipe la plus favorisée par le tirage au sort, puisqu'elle ne rencontrerait la redoutée Espagne que dans une hypothétique finale.

De l’autre côté, l’Allemagne a été la pire étape du tirage au sort et serait en route contre la France en huitièmes de finale. L’Angleterre a un double sac à dos : sa contre-performance historique en Coupe du monde et la probable traversée avec le Mexique à Mexico, où l’altitude et la chaleur enlèvent des buts au modèle.

Messi passe le flambeau et un possible duel final avec Cristiano

L'un des passages les plus narratifs du document décrit la finale comme une Finalissima entre les champions continentaux actuels, l'Espagne et l'Argentine. Le reportage imagine Messi fêter ses 39 ans pendant le tournoi et « passer le flambeau » à Lamine Yamal, qui soufflera 19 bougies quelques jours avant la finale de New York.

En chemin, le tableau projette un Argentine-Portugal en quarts de finale que Goldman Sachs lui-même décrit comme « peut-être le dernier croisement entre Messi et Cristiano Ronaldo ». Une carte postale qui ferait vendre des billets à elle seule.

Le détail qui éveille les soupçons

Goldman admet ouvertement que ses prévisions pour 2022 placent le Brésil avec 24 % de chances de gagner, suivi de l'Argentine avec 21 % et de la France avec 19 %. Cependant, le trophée a finalement été remporté par l'Argentine.

La corrélation historique entre le modèle et les résultats réels est d'environ 49 % depuis 1978, et l'article lui-même admet que la puissance statistique est « limitée ». Le modèle ne rend pas non plus compte de la qualité des milieux de terrain, de la force des gardiens de but lors des tirs au but, ni de « l'effet Ancelotti » au Brésil.

Comme l'a dit l'entraîneur italien Arrigo Sacchi et que Goldman lui-même cite en ouvrant le document, « le football est la plus importante des choses les moins importantes dans la vie ». Et aucun modèle ne pourra le prédire.

Voir l’article original en espagnol

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