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Ce mercredi, la monnaie japonaise, le yen, s'est fortement affaiblie par rapport au dollar américain sur le marché des changes. La monnaie japonaise était cotée ce jour-là à 159,99 yens pour un billet vert à la Bourse de Tokyo. Cette valeur positionne une nouvelle fois la monnaie sur la ligne rouge qui a obligé les autorités à agir dans le passé.
Le ministère des Finances du pays a récemment annoncé avoir dépensé plusieurs millions de dollars pour soutenir le prix de sa monnaie nationale. Les précédentes interventions menées par le gouvernement ont réussi à stopper temporairement la chute libre du taux de change. Cependant, les pressions inflationnistes mondiales et les tensions géopolitiques ont neutralisé les efforts officiels en quelques semaines.
Malgré la faiblesse de la devise, l'indice boursier de référence Nikkei 225 a connu un fort rallye technique de 2,5 %. Les actions locales ont progressé, portées par les entreprises technologiques spécialisées dans l’intelligence artificielle, dépassant des sommets historiques jamais vus auparavant. Ce boom commercial a permis aux entreprises technologiques de supplanter les géants automobiles traditionnels en termes de valeur marchande, a rapporté le Japan Times.
La dépréciation actuelle du yen par rapport au dollar est en grande partie due à l'incertitude liée au prix élevé du pétrole et aux taux d'intérêt américains élevés.
De plus, les plans budgétaires du gouvernement ont généré de la nervosité parmi les investisseurs locaux, qui ont rapidement liquidé les obligations souveraines. En outre, le manque de définitions claires sur le budget complémentaire a accéléré les doutes sur la stabilité de la dette, souligne le rapport.
Les analystes craignent un retard dans les plans de la banque centrale après la fluctuation du yen face au dollar
Les experts cités dans le même rapport estiment que la BoJ agit trop lentement face aux risques de surchauffe économique. Si l’institution financière centrale reporte trop longtemps le resserrement monétaire, l’inflation interne pourrait consolider un cycle d’augmentations incontrôlées. Pour stopper ce scénario, il faudrait que les autorités appliquent des hausses brutales qui risqueraient d'entraîner un atterrissage forcé.
Lors d'une conférence bancaire internationale organisée dans la capitale, le gouverneur de l'organisme émetteur a évité de faire des commentaires directs sur l'avenir immédiat. Il a toutefois laissé entendre que des hausses de taux pourraient avoir lieu.
Le responsable a comparé le rebond énergétique aux crises historiques du pétrole brut qui ont affecté la production mondiale au siècle dernier. Il a toutefois précisé que les conditions structurelles de la nation sont très différentes dans le contexte macroéconomique actuel. Selon leurs estimations, le pays ne souffre pas de la spirale incontrôlée des salaires et des prix qui frappe les vieux marchés.
Les divisions internes compliquent le cours de la politique monétaire
Malgré la prudence institutionnelle, les pressions internes visant à modifier le cours de la politique monétaire traditionnelle continuent de s’accentuer. Lors des dernières réunions du conseil d'administration, plusieurs membres ont exprimé leur préférence pour une augmentation des taux d'intérêt. Les déclarations publiques ultérieures d’autres responsables suggèrent que la nécessité d’un ajustement gagne rapidement du terrain.
Le débat s’inscrit dans un scénario complexe dans lequel les anticipations d’inflation à long terme augmentent modérément. Les indicateurs reflètent que l'indicateur était supérieur aux objectifs idéaux fixés par les techniciens officiels. Ce changement oblige les responsables à évaluer précisément le moment opportun pour intervenir.