Gary Shilling met en garde contre une récession imminente et un krach boursier

Gary Shilling met en garde contre une récession imminente et un krach boursier

L'économiste chevronné Gary Shilling a lancé un avertissement sévère concernant une récession imminente, compte tenu de l'état actuel de l'économie américaine.

L'expert a assuré que les probabilités d'une contraction de l'économie nationale sont considérables, ce qui entraînerait une vente massive d'actions. Les déclarations ont été publiées lors d'un entretien avec l'analyste David Lin ce vendredi.

Shilling, président du cabinet A.Gary Shilling & Co.a fait valoir que le contexte macroéconomique général reste aujourd’hui extrêmement fragile.

Selon leur analyse technique, il existe très peu de soutien fondamental pour véritablement soutenir la croissance de l’activité commerciale aux États-Unis. Cet environnement de faiblesse structurelle finira par affecter gravement le secteur mondial des entreprises.

L'économiste a décrit le marché actuel comme un environnement propice à l'aversion au risque ou à un positionnement « sans risque ». Il a toutefois reconnu que cette position contraste avec le fort sentiment haussier qui prédomine parmi les investisseurs et les spéculateurs financiers. Shilling a suggéré que l'optimisme à l'égard des actions est devenu excessif ces derniers temps.

L’idée d’une correction n’est pas populaire aujourd’hui car de nombreux traders pensent que les prix vont augmenter sans limites. Toutefois, l’accumulation de risques techniques suggère que la complaisance des marchés financiers pourrait coûter cher aux investisseurs.

Les semaines à venir seront décisives pour évaluer la résistance des indices et voir à quel point l'avertissement d'une récession imminente est vrai.

Les conditions actuelles laissent-elles présager une récession imminente ?

L’expert a averti que bon nombre des variables présentes aujourd’hui ressemblent à celles observées avant les récessions passées. Shilling a souligné l’énorme quantité de liquidités circulant sur les marchés internationaux comme un signe d’avertissement économique majeur. Ce flux constant de capitaux vers des actifs spéculatifs soulève un risque systémique de manière alarmante.

De même, l'analyste a fait valoir que l'économie américaine dépend de plus en plus des dépenses des consommateurs disposant d'un revenu disponible plus élevé. Cette concentration de la consommation dans les ménages les plus riches introduit une dangereuse vulnérabilité structurelle au produit intérieur brut. Si ce secteur réduit ses dépenses pour une raison quelconque, l’activité économique s’affaiblira fortement.

Cet avertissement intervient à un moment de forte volatilité pour Wall Street, malgré l'affichage récent de plusieurs sommets historiques.

Par exemple, l’indice S&P 500 a atteint un record technique proche de 7 500 points avant de connaître un repli ordonné. Les craintes liées aux tensions géopolitiques entre Washington et l’Iran ont accéléré les prises de bénéfices.

Les investisseurs s'inquiètent également des données récentes confirmant une reprise de l'inflation dans l'économie américaine. Ce scénario de prix élevés réduit la marge de manœuvre des autorités monétaires pour assouplir la politique de crédit. L’incertitude sur les taux d’intérêt maintient les gestionnaires de fonds sous pression.

La spéculation extrême domine le sentiment de Wall Street

La divergence entre les indicateurs fondamentaux et l’évolution des prix génère d’intenses débats parmi les gestionnaires de portefeuille institutionnels. Tandis que les optimistes célèbrent les records de l’indice, les analystes de la vieille école recommandent d’augmenter les liquidités des réserves. L’histoire montre que les périodes de spéculation effrénée se terminent souvent par des ajustements douloureux.

Shilling a souligné qu’ignorer les signes de ralentissement de la consommation de base est une erreur courante au cours des cycles haussiers matures. L'affaiblissement du marché du travail et la hausse du coût du crédit aux entreprises sont des facteurs qui finiront par peser sur les bilans des entreprises. Les entreprises de taille moyenne pourraient être les premières à ressentir cet impact financier négatif.

Quoi qu’il en soit, le point de vue de Gary Shilling invite à une profonde prudence dans un marché dominé par l’euphorie technologique.

Le manque de fondations solides dans l’économie réelle suggère que le boom boursier actuel repose sur des fondations fragiles pour se maintenir. Les investisseurs devront surveiller de près le comportement des dépenses de détail au cours des prochains mois.

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