
La juge de district Jeannette Vargas a rejeté une vaste action civile visant à tenir Binance et son co-fondateur, Changpeng Zhao (CZ), responsables d'avoir facilité des transactions liées à 64 attaques terroristes dans le monde.
La décision du tribunal ne s’est pas concentrée sur la question de savoir si les groupes terroristes utilisaient ou non la plateforme, mais plutôt sur la responsabilité juridique directe. Le juge Vargas a déterminé que les plaignants ils n'ont pas réussi à prouver une « association coupable ».
Pour le tribunal, La relation entre Binance et les organisations susmentionnées était purement commerciale et « lointain ». En termes simples : avoir un compte sur un site ne rend pas le propriétaire du site complice des délits de l'utilisateur, à moins qu'il n'existe une volonté explicite que de tels délits se produisent.
Après avoir pris connaissance du jugement, Changpeng Zhao n'a pas tardé à s'adresser au réseau social X pour défendre l'intégrité de son modèle économique. Partant du principe que « la vérité vient toujours avec le temps », CZ a expliqué son point de vue avec une logique financière froide.
Il n’y a absolument aucune raison pour qu’un CEX ait quoi que ce soit à voir avec des terroristes. J'imagine qu'ils ne fonctionnent pas activement (pas de revenus de commissions). Ils peuvent essayer de déposer puis de retirer immédiatement (cela ni l'un ni l'autre génère des bénéfices).
Changpeng Zhao (CZ), co-fondateur et ancien PDG de Binance
CZ a souligné qu'au-delà de l'éthique, le financement illicite est tout simplement une mauvaise affaire qui n’apporte que des risques réglementaires et opérationnels sans avantages économiques.
Le choc des perspectives : crime ou outil ?
Cette décision intervient à un moment de friction politique maximale. Alors que des personnalités comme la sénatrice Elizabeth Warren insistent sur le fait que les crypto-monnaies sont la « nouvelle méthode préférée » des criminels pour échapper aux sanctions, la justice semble exiger un niveau de preuve bien plus élevé que la rhétorique politique.
Comme Criptonoticias l'a rapporté, malgré cette décision, le Sénat américain maintient Binance sous surveillance, accusant la plateforme de ses échecs historiques en matière de contrôle d'identité (KYC). Cependant, la décision du tribunal suggère que l'écart entre la négligence administrative et la complicité terroriste constitue, sur le plan juridique, un gouffre.
Le chemin n’est pas tout à fait clair. Le juge a laissé la porte ouverte aux plaignants pour déposer une plainte modifiée. L’avenir de Binance dépend désormais de sa capacité à séparer définitivement ses opérations de tout acteur malveillant, dans un écosystème de cryptomonnaie qui reste sous le contrôle des régulateurs.
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