
LE Loi sur la clarté du marché des actifs numériques de 2025connu sous le nom Loi sur la clarté, est un projet de loi fédéral présenté à la Chambre des représentants des États-Unis le 29 mai 2025 par le représentant J. French Hill, dans le but de structurer un régime juridique plus clair pour les marchés d'actifs virtuels dans le pays à travers la réorganisation des pouvoirs de régulation et l'établissement de critères législatifs express pour définir la nature juridique de ces actifs dans le système financier nord-américain.
Ces dernières années, la définition de la nature juridique de certains actifs virtuels est devenue dépendante, dans une large mesure, des interprétations administratives menées par les Commission des valeurs mobilières et des changes (SEC) et par Commission de négociation des contrats à terme sur matières premières (CFTC), souvent matérialisée par des mesures de sanction. L’absence de paramètres législatifs objectifs entretient un environnement d’incertitude dans lequel les émetteurs, les développeurs, les dépositaires et les plateformes de négociation opèrent sans totale prévisibilité quant au régime juridique applicable.
Un actif initialement traité comme non soumis à la législation en valeurs mobilières peut ultérieurement être reclassé par la SEC comme sécuritésoumettre les opérations déjà réalisées aux exigences d’enregistrement et de publicité typiques de ce régime. Une situation similaire se produit dans les offres primaires, dont la structuration reste exposée à la possibilité d'une nouvelle interprétation de la SEC, de la CFTC ou d'autres autorités fédérales compétentes, une circonstance qui augmente le risque juridique des opérations, augmente les coûts de conformité et influence les décisions commerciales à moyen et long terme.
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Alors que les États-Unis discutent encore de la consolidation d’un cadre législatif spécifique, d’autres pays ont proposé leurs propres modèles réglementaires. L'Union européenne a mis en œuvre le règlement MiCA, établissant une discipline uniforme pour les actifs virtuels dans ses États membres. Singapour a structuré un régime spécifique sous la supervision de Autorité monétaire de Singapour (MAIS). Hong Kong a adopté un système de licence pour les plateformes de négociation d'actifs virtuels sous l'égide de son autorité de réglementation des valeurs mobilières. Aux Émirats arabes unis, Dubaï a créé le Autorité de régulation des actifs virtuels (VARA), une autorité dédiée exclusivement à la surveillance du secteur. Ces arrangements offrent une plus grande prévisibilité réglementaire et ont attiré des capitaux institutionnels et des structures opérationnelles mondiales.
C’est dans ce contexte d’incertitude nationale et de concurrence réglementaire internationale croissante que Loi sur la clarté s'inscrit dans une tentative de redéfinir les paramètres juridiques du marché nord-américain des actifs virtuels. Dans ce scénario, le projet propose des définitions juridiques expresses pour des catégories telles que les actifs numériques et les marchandises numériques, établit des critères pour délimiter les actions de la SEC et de la CFTC et promeut des changements dans le Loi sur les valeurs mobilières de 1933dans Loi sur la bourse des valeurs mobilières de 1934 et dans Loi sur la bourse des marchandises, créer des régimes spécifiques pour les intermédiaires qui opèrent avec des actifs virtuels, en plus de fournir des mécanismes de coordination entre les agences pour traiter les actifs de nature hybride, en cherchant à réduire les chevauchements institutionnels.
En outre, la proposition législative aborde également des sujets tels que l'auto-conservation, les obligations liées à la prévention du blanchiment d'argent et les débats autour des monnaies numériques des banques centrales (CBDC), insérant la discipline des actifs virtuels dans un contexte plus large de politique monétaire et de gouvernance financière nationale.
D'un point de vue législatif, le projet a été approuvé à la Chambre des représentants et est en cours de traitement au Sénat, où il fait l'objet de discussions pertinentes, notamment autour des pièces stables et de la finance décentralisée. Le débat révèle des tensions entre stimulation de l’innovation, protection des investisseurs et stabilité systémique, reflétant des divergences structurelles quant au rôle de l’État dans la supervision des technologies financières émergentes.
LE Loi sur la clarté elle ne doit pas être comprise uniquement comme une initiative de technique législative visant à organiser les pouvoirs réglementaires. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de repositionnement stratégique des États-Unis face à la transformation structurelle des marchés financiers mondiaux et à la nouvelle politique en matière d’actifs virtuels mise en œuvre par l’administration de Donald Trump.
Dans un scénario de concurrence réglementaire internationale, dans lequel les juridictions se disputent les capitaux, les infrastructures technologiques et la centralité réglementaire, la définition d'un cadre juridique pour les actifs virtuels prend une dimension géopolitique. Les États-Unis possèdent le plus grand marché de capitaux au monde et exercent une influence décisive sur les normes réglementaires internationales. Tout ce qui est approuvé ou rejeté dans le cadre du Loi sur la clarté a tendance à produire des effets au-delà des frontières nord-américaines, soit par une influence normative indirecte, soit par une pression concurrentielle sur d’autres juridictions.
La manière dont le pays structure son régime juridique pour les actifs virtuels pourrait redéfinir les flux d'investissement, les stratégies commerciales et l'architecture réglementaire mondiale du secteur. C'est pourquoi suivre ce mouvement transcende les intérêts locaux et revêt une importance stratégique pour le marché international dans son ensemble.