
Selon un nouveau rapport du Cato Institute, la plupart des fermetures de comptes bancaires aux États-Unis sont dues à la pression du gouvernement plutôt qu'à des décisions prises par les institutions financières de leur propre chef.
Les chercheurs ont identifié plusieurs raisons de clôture de comptes :
- l'exclusion politique ou religieuse des banques, où les comptes sont fermés sur la base de convictions ou d'appartenance à un groupe ;
- la saisie bancaire opérationnelle, lorsqu'une banque met fin à sa relation avec un client pour des raisons commerciales ;
- le désinvestissement du gouvernement des banques, qui se produit lorsque les autorités font pression sur les banques pour qu'elles rompent leurs liens avec certains clients.
Nicholas Anthony, analyste au Cato Institute, a notéque les sociétés d’actifs numériques signalent depuis longtemps des difficultés à accéder aux services bancaires. Elle est limitée par les organismes de réglementation par des pressions informelles plutôt que par des interdictions explicites.
L'expert a souligné que de telles actions ne constituent pas des cas isolés et prennent souvent deux formes : des lettres officielles ou des ordonnances judiciaires ordonnant aux banques de fermer leurs comptes.
Anthony a mentionné les actions de la Federal Deposit Insurance Corporation des États-Unis, qui a envoyé des lettres appelant les banques à suspendre leurs activités liées aux crypto-monnaies.
L'étude note que les décrets de Donald Trump et les changements dans la direction de la SEC ont résolu certains problèmes mais n'ont pas apporté de solution à long terme.
Selon Anthony, la clé pour résoudre le problème réside entre les mains du Congrès, qui devrait réformer la loi sur le secret bancaire, déréglementer les risques de réputation et supprimer les règles de confidentialité qui protègent la pression gouvernementale du contrôle public.
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