
Les réseaux de couche 3 ne sont pas nécessaires pour faire évoluer Ethereum et menacent la sécurité de la blockchain principale de l’écosystème. Cette opinion a été exprimée par Marc Boiron, PDG de Polygon Labs.
Je dirai à voix haute la partie silencieuse : les L3 n’existent que pour retirer de la valeur à Ethereum et sur les L2 sur lesquels les L3 sont construits.
*Vous n’avez pas besoin de L3 pour évoluer*
Et c’est pourquoi Polygon Labs ne fonctionne pas sur les L3.
– Marc Boiron (@0xMarcB) 31 mars 2024
« Je dirai la partie silencieuse à voix haute : L3 n’existe que pour voler la valeur d’Ethereum en faveur des solutions L2 sur lesquelles ils sont construits », a-t-il écrit, en utilisant le mème Internet à haute voix pour décrire la partie silencieuse.
L’expression provient d’une déclaration de Krusty le Clown dans Les Simpsons (saison 1995) et désigne la divulgation involontaire d’informations qui ne sont pas destinées à être publiques.
Boiron a ajouté qu’il n’est pas nécessaire que L3 fasse évoluer Ethereum, donc Polygon Labs ne travaille pas sur de telles solutions. Cependant, l’équipe n’empêche pas les autres de le faire, y compris en utilisant le SDK Polygon, a-t-il ajouté.
Un commentateur a noté que le projet L2 était le premier et réussissait dans de nombreux aspects de l’expansion des capacités d’Ethereum. Pour cette raison, il considère que la question est logique : faut-il mettre un terme à la participation aux réseaux de troisième niveau ?
Le responsable de Polygon Labs a reconnu que l’entreprise était pionnière dans l’utilisation de technologies de preuve de connaissance nulle (Polygon zkEVM) et de parallélisation. EVM (Polygone PoS). L’équipe travaille actuellement sur une solution de confidentialité (Polygon Miden), a-t-il ajouté.
Parce que notre objectif est de faire évoluer Ethereum, nous étions donc en avance :
— Pour faire évoluer Ethereum quand personne d’autre ne l’a fait (Polygon PoS)
— Pour faire évoluer Ethereum lorsque la bonne technologie était prête, étant zk tech (Polygon zkEVM)
— Pour faire évoluer Ethereum via la parallélisation de l’EVM (Polygon PoS)
– Pour faire évoluer Ethereum…– Marc Boiron (@0xMarcB) 31 mars 2024
« Cependant, notre objectif est de faire évoluer Ethereum […]. L3 ne correspond pas à cette mission », a souligné Boiron.
Je suis d’accord que les L2 sont Ethereum. Je ne suis pas d’accord sur le fait que la valeur L2 est la valeur Ethereum. Allez simplement à l’extrême. Si tous les L3 se résumaient à un seul L2, alors Ethereum ne capterait pratiquement aucune valeur et, par conséquent, la sécurité d’Ethereum serait menacée.
– Marc Boiron (@0xMarcB) 31 mars 2024
Concernant les objections concernant le manque de concurrence entre la blockchain principale et les réseaux de deuxième couche, le responsable de Polygon a répondu :
«Je suis d’accord que L2 est Ethereum, mais je ne pense pas que leur valeur soit identique. Allez simplement à l’extrême. Si tous les L3 confirmaient les transactions sur un seul L2, alors la blockchain Ether n’aurait aucune valeur et sa sécurité serait compromise.
En raison de la baisse des volumes de commissions, les validateurs Ethereum ne seront pas intéressés à protéger le réseau, a-t-il précisé.
Vitalik Buterin n’a pas mentionné les réseaux L3 dans ses projets de mise à l’échelle de la blockchain après Dencun
Le débat sur la valeur des réseaux de couche 3 dans X a commencé un jour avant les remarques de Boiron. Un développeur sous le pseudo Potuz, en réponse à une question correspondante, a cité un certain nombre d’avantages de telles solutions :
- faible coût d’exploitation et de calcul du pont natif grâce à l’utilisation de L2 comme niveau de base ;
- propre jeton de gaz ;
- fonction spécialisée de transition d’état.
L’expert a admis que cette dernière peut être mise en œuvre au deuxième niveau.
— faible coût du pontage natif (depuis L2 plutôt que L1)
— faible coût du jeu de défi et/ou prouver en chaîne (en exécutant le jeu en L2 au lieu de L1)
— jeton de gaz personnalisé
– fonction spécialisée de transition d’état, etc.
Ces dernières peuvent être réalisées sur L2 mais sont plus faciles à mettre en œuvre sur L3– Potuz (@potuz_eth) 31 mars 2024
Mert Mumtaz, PDG d’Helus Labs, a exprimé un avis globalement unanime avec Boiron :
« Ainsi, les couches L3 sont essentiellement des serveurs centralisés situés sur d’autres serveurs centralisés (L2), contrôlés par des multi-signatures.
En d’autres termes, nous venons de recréer le Web2, mais avec des frais plus élevés, plus d’arnaques et une pire interface ? Vive les cryptos !
Les L3 sont donc essentiellement des serveurs centralisés s’installant sur d’autres serveurs centralisés (L2) – contrôlés par multisigs
En d’autres termes, nous venons de recréer le Web2 mais avec des frais plus élevés, plus d’arnaques et une UX pire ?
Ouais crypto !
—mert | helius.dev (@0xMert_) 31 mars 2024
Le co-fondateur d’Ethereum, Vitalik Buterin, dans un article publié le 28 mars, a discuté des moyens de faire évoluer la blockchain après la mise en œuvre réussie de la mise à jour Dencun. Parmi les principales orientations, toutes se sont avérées liées à l’expansion des capacités des réseaux L2, pour lesquels le protocole est en fait devenu un écosystème.
En septembre 2022, il a suggéré que les couches L3 ne sont pas conçues pour évoluer directement, mais qu’elles aborderont plutôt certaines « fonctionnalités personnalisées » pour L2.
Rappelons qu’en février Buterin s’est dit préoccupé par la complexité des décisions de deuxième niveau et a appelé à leur simplification.
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