La fintech espagnole Monei a fait un pas vers l’innovation financière en lançant les tests de l’EURM, une pièce stable indexée sur l’euro. Ce projet, qui a été admis dans le bac à sable réglementaire supervisé par la Banque d’Espagne, représente une avancée prometteuse sur la scène des crypto-monnaies.
Les tests, actuellement limités à une sélection rigoureuse de dizaines d’utilisateurs, visent à tester l’exécution des transactions avec le token. Monei, dans un communiqué, souligne que l’espace de test est contrôlé, avec un échantillon réduit de participants afin de minimiser les marges d’erreur. Le groupe couvre divers groupes d’âge et niveaux de connaissances techniques, offrant une vue complète des cas d’utilisation possibles.
La simplicité opérationnelle du token est un des points mis en avant par la fintech. Le processus consiste pour l’utilisateur à saisir son numéro de téléphone et, après vérification d’identité vidéo, à charger son portefeuille avec jusqu’à 10 euros via le système de paiement Bizum, largement soutenu par les banques espagnoles. Cela permet d’envoyer instantanément des fonds à d’autres utilisateurs partout dans le monde.
Stablecoin en euro
De plus, Monei garantit que les jetons peuvent être échangés à tout moment contre des euros physiques, car ils sont déposés sur un compte CaixaBank. Cette flexibilité est l’un des attraits de l’EURM, qui s’impose comme une option agile pour les envois de fonds internationaux.
Le projet stablecoin, qui utilise la technologie blockchain Ethereum et Polygon, a débuté en 2022, lorsqu’il a reçu l’approbation du Secrétariat général du Trésor et des Financements internationaux. La participation au bac à sable réglementaire espagnol a constitué une étape importante, fournissant un environnement contrôlé pour tester les innovations liées aux technologies financières.
Il est important de souligner que l’EURM ne doit pas être confondu avec l’euro numérique de la Banque centrale européenne (BCE). Alex Saiz Verdaguer, fondateur et PDG de Monei, précise que même si les deux peuvent partager des similitudes technologiques, il s’agit de projets distincts. L’euro numérique sera soutenu par la BCE, tandis que l’EURM sera émis par Monei, en suivant différentes voies réglementaires.
Sur le plan réglementaire, l’EURM est soumis à la réglementation du marché des crypto-monnaies (MiCA), dont les règles spécifiques aux pièces stables seront publiées en 2024. Cette attention portée à la réglementation démontre l’engagement de Monei à suivre des normes rigoureuses de sécurité et de conformité.
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