
Le ministère américain de la Justice (DOJ) examine la stratégie publicitaire de l’échange cryptographique FTX, aujourd’hui en faillite.
Cet examen minutieux fait suite à des publicités mettant en vedette les célébrités Larry David et Tom Brady. Selon le DOJ, il n’y a pas de distinction claire entre la plateforme mondiale et sa filiale américaine, FTX.US.
Le fondateur de FTX, Sam Bankman-Fried, se retrouve au centre d’un tourbillon juridique, contestant avec véhémence les preuves que le gouvernement envisage de présenter lors du prochain procès prévu le 2 octobre.
L’éventail des accusations portées contre lui comprend la fraude électronique, Bankman-Fried niant tout acte répréhensible et accusant le DOJ d’avoir indirectement introduit des allégations de corruption et de violations du financement de campagne.
Les représentants légaux de Bankman-Fried plaident pour une séparation claire entre les activités américaines et les allégations actuelles, qui, selon eux, se concentrent principalement sur le segment commercial international.
Cependant, le gouvernement affirme que la distinction n’est pas aussi nette, soulignant les publicités diffusées peu de temps avant un ralentissement important du marché de la cryptographie qui a finalement conduit au démantèlement de l’empire commercial de Bankman-Fried.
Le dossier du DOJ a souligné que les publicités décrivaient FTX comme un point d’entrée sécurisé et convivial sur le marché des crypto-monnaies, présentant des individus utilisant un appareil orné du logo FTX, et non de l’insigne FTX.US.
Cela comprenait une publicité pour le Superbowl mettant en vedette Larry David et une publicité distincte avec Tom Brady aux côtés de son épouse d’alors, Gisele Bündchen.
Le gouvernement a en outre noté que les documents internes ne révélaient aucune différenciation évidente entre les stratégies de marketing des plateformes internationales et américaines.
Le DOJ cherche à explorer les moindres détails entourant la chute de FTX, affirmant que ces aspects sont étroitement liés au prétendu détournement de fonds des clients.
Malgré les affirmations de Bankman-Fried selon lesquelles il a été contraint d’abandonner le contrôle d’une entreprise potentiellement viable, le gouvernement maintient que les événements qui ont conduit à la faillite sont pertinents pour le jury, quelle que soit l’issue finale pour FTX.
Le DOJ affirme que la possibilité d’un futur remboursement par le client n’est juridiquement pas pertinente. Ils prévoient de présenter un témoignage illustrant que Gary Wang, co-fondateur de FTX, a aidé Bankman-Fried à transférer des actifs vers les Bahamas le 11 novembre, actions qui seraient liées au stratagème de fraude électronique accusé.
Controverses en matière d’extradition et accusations supplémentaires
La défense de Bankman-Fried a accusé le gouvernement d’avoir contourné les conditions de son extradition des Bahamas, où il dirigeait les opérations de l’entreprise.
Ils allèguent que le DOJ tente de réintroduire des accusations liées à des violations de financement de campagne et à des incidents de corruption présumés impliquant des responsables chinois, qui n’étaient pas inclus dans la demande d’extradition initiale adressée aux États-Unis.
L’équipe de la défense craint que l’introduction de preuves liées à ces accusations puisse influencer indûment le jury, favorisant potentiellement la croyance dans la propension criminelle de Bankman-Fried.
Bankman-Fried, arrêté en décembre, a récemment été reconnu coupable d’avoir enfreint les conditions de sa libération sous caution en dialoguant avec des témoins et en divulguant des preuves potentielles au New York Times. Il a ensuite été transféré au centre de détention.
Son équipe juridique a exprimé ses inquiétudes quant au fait que les conditions de détention actuelles entravent leurs efforts pour formuler une défense solide.
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