
Le protocole Tornado Cash est de nouveau au cœur de l’actualité. Il y a un an, il était ajouté à la liste noire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) pour son implication dans le blanchiment de plus de 7 milliards de dollars. Cette fois-ci, c’est le fondateur du protocole qui est inculpé par le gouvernement américain.
Arrestation du fondateur de Tornado Cash
Tornado Cash est un protocole d’anonymisation des transactions sur Ethereum. Il permet de brouiller les informations sur l’émetteur et le destinataire d’une transaction.
Ce service a évidemment attiré des utilisateurs malintentionnés et a facilité le blanchiment de milliards de dollars.
L’OFAC a récemment ajouté les fondateurs de Tornado Cash, Roman Semenov et Roman Storm, à sa liste de surveillance. Peu après, les deux développeurs ont été arrêtés et inculpés par l’OFAC pour conspiration en vue d’exploiter une entreprise de transmission d’argent sans licence et blanchiment d’argent. L’OFAC estime que les développeurs auraient dû s’inscrire auprès du FinCEN pour opérer Tornado Cash.
La défense des développeurs par Coin Center
L’arrestation des développeurs a suscité l’indignation dans la sphère crypto. En effet, ils sont poursuivis pour avoir créé un logiciel open source utilisé à des fins malveillantes, mais ils n’ont aucune responsabilité dans l’utilisation qui en est faite.
Coin Center, un groupe de défense juridique spécialisé dans les cryptomonnaies, a pris la défense des développeurs. Dans une publication sur son site, il critique vivement cette inculpation, affirmant que les faits présentés ne montrent aucune violation claire des infractions liées à la transmission d’argent.
Au-delà de la communauté crypto, cette affaire pourrait avoir des conséquences sur les droits des citoyens américains. En effet, tout logiciel d’anonymisation ou de protection de la vie privée pourrait être poursuivi s’il est utilisé à des fins illicites.
Il est à noter qu’en août dernier, Alexsey Pertsev, un développeur de Tornado Cash, avait été arrêté aux Pays-Bas suite à la mise sur liste noire du protocole par l’OFAC. Il a été libéré neuf mois plus tard.
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