Le procès contre SBF : Une évaluation du partage des charges

Le procès contre SBF : Une évaluation du partage des charges

Le procès contre Sam Bankman-Fried (SBF), l’ancien homme d’affaires et figure centrale du monde des crypto-monnaies, bat son plein. Jeudi, un juge fédéral a exprimé son intention de diviser les accusations criminelles dans le procès contre SBF, une proposition qui est intervenue après que les procureurs et la défense sont parvenus à un consensus. Les deux parties estiment que le litige aux Bahamas pourrait retarder l’affaire.

SBF, qui fait face à un total de 13 accusations criminelles, toutes liées à l’implosion de l’échange de crypto-monnaie FTX, son procès doit commencer le 2 octobre de cette année. Les accusations portées contre lui se sont étendues une fois qu’il a été transféré aux États-Unis, y compris des accusations de complot en vue de commettre une fraude bancaire et de corruption d’un fonctionnaire chinois.

La possibilité de scinder le procès contre SBF

Le procès contre SBF a pris une tournure dramatique avec la possibilité de se scinder en deux parties. Les avocats de la défense soutiennent que le transfert de SBF aux États-Unis était illégal, car il n’avait pas le consentement du gouvernement des Bahamas. En vertu du traité d’extradition entre les deux pays, le pays hôte doit approuver les accusations avant le transfert de garde, y compris toute accusation supplémentaire déposée par la suite.

Le ministère de la Justice a reconnu qu’il ne pouvait pas aller de l’avant avec les accusations les plus récentes, à moins que les autorités des Bahamas n’y consentent. Cette semaine, un juge des îles a émis une mesure temporaire qui empêche les autorités de répondre à la demande du gouvernement américain. En réponse, l’accusation propose de diviser le procès contre SBF en deux parties, une décision qui s’est jusqu’à présent heurtée à l’opposition du ministère de la Justice.

Un essai fractionné : moins de charges, moins de temps

Les procureurs dans l’affaire affirment que le procès divisé contre SBF serait plus court d’une semaine ou deux s’il était divisé. Evaluant ce scénario, lors d’une audience ce jeudi matin, le juge du district fédéral de Manhattan, Lewis Kaplan, a déclaré qu’il prendrait du temps pour l’évaluer.

Le reste de l’audience de jeudi s’est concentré sur les arguments de SBF, qui affirment que la plupart des accusations devraient être rejetées. Il est important de noter que le juge ne s’est pas prononcé sur ces demandes. Entre-temps, il a souligné qu’il est peu probable que les accusations soient rejetées tant que le procès n’aura pas eu lieu. Il a souligné que les étapes préliminaires sont le principal obstacle juridique au non-lieu.

L’équipe de défense de l’homme d’affaires dispose d’un nombre important d’arguments qui suggèrent que les accusations sont inappropriées. Ils allèguent que certaines des accusations sont invalides à la lumière d’une décision de la Cour suprême en mai dernier. Cela réduit considérablement la portée de la loi fédérale sur la fraude électronique, explique le Wall Street Journal.

D’autre part, ils affirment que le gouvernement cherche un moyen de transformer en affaire pénale quelque chose qui aurait été résolu par l’application civile. De son côté, le parquet s’assure que le dossier est juridiquement solide et répond au nécessaire en termes d’exigences. C’est ainsi que sont présentées les dernières nouvelles sur le procès contre SBF et maintenant tout est entre les mains de Kaplan.

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