Des pirates informatiques volent des informations sur le CNV argentin et demandent un paiement en bitcoins en guise de rançon

Des pirates informatiques volent des informations sur le CNV argentin et demandent un paiement en bitcoins en guise de rançon
Faits marquants:
  • Les attaquants demandent 500 000 USD en bitcoins, afin de ne pas publier l’information.

  • Certaines personnes craignent que des informations personnelles ne soient compromises.

La Commission nationale des valeurs mobilières (CNV) d’Argentine a été violée par une attaque de ransomware, comme l’a confirmé l’institution elle-même. Les pirates affirment que s’ils ne paient pas, ils libéreront plus de 1,5 To d’informations volées.

Selon la CNV, le piratage s’est produit le 7 juin via le ransomware connu sous le nom de Medusa, et ce n’est que le 11 juin que la Commission l’a confirmé. Selon le communiqué, l’attaquant a pris possession du matériel et laissé plusieurs appareils de l’entité sans connexion.

Les pirates ont volé un total de 1,5 To de informationdont le CNV assure qu’il ne s’agit que d’informations publiques liés à l’autoroute de l’information publique (AIF), un système de communication entre la CNV et les entités réglementées. Le développeur et spécialiste de la sécurité Javier Smaldone, vérifié certaines des informations publiées par des pirates sur le darknet.

Certains des documents trouvés dans la fuite portent le nom de mots de passe et d’informations d’identification. Source : @mis2cents / Twitter.

Les attaquants exigent un total de 500 000 USD en bitcoins (BTC) pour ne pas rendre l’information publique, donnant un délai jusqu’au samedi 17 juillet prochain pour annuler. smaldoneconfirmé l’adresse de paiement des attaquants, qui, au moment de mettre sous presse, n’a reçu qu’une transaction de 0,00001 BTC, soit l’équivalent de 0,26 $.

La CNV a déclaré qu’elle avait contrôlé l’attaque et qu’elle avait procédé au rétablissement progressif des services.

Une attaque de type rançongiciel est une attaque qui accède et détourne les informations des utilisateurs, exigeant des rançons pour leur diffusion. L’une des plus grandes attaques de ce type a été la célèbre WannaCry, qui s’est produite en 2017, qui a laissé des milliards de pertes.

L’État et la vie privée des utilisateurs

Tout organisme de l’État dispose de données sur les citoyens, en fonction de leurs fonctions, qui vont des informations personnelles et financières à la santé. Pour cette raison, toute faille de sécurité menace directement la vie privée des personnes.

Bien que la CNV ait assuré qu’il ne s’agissait que d' »informations publiques », certaines personnes, comme Marcela Pallero, journaliste du domaine de la cybersécurité, considéré que la Commission doit notifier s’il y a des données personnelles dans la fuitecompte tenu de la quantité d’informations volées.

Chez CriptoNoticias, nous avons signalé divers cas de piratage dans le pays sud-américain, comme celui qui s’est produit en novembre 2020, dans lequel plus de 50 Go de données ont été volées sur le portail officiel du gouvernement.

La Commission nationale des valeurs mobilières (CNV) en Argentine est l’organisme chargé de réglementer et de superviser les marchés des valeurs mobilières et les activités connexes. La CNV est chargée d’établir des règles et des règlements pour les sociétés qui opèrent sur le marché boursier, telles que les courtiers en valeurs mobilières, les sociétés de courtage et les émetteurs de valeurs mobilières.



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