
Le ministre du Tribunal fédéral (STF), Alexandre de Moraes, a déterminé que Telegram devait contribuer à une procédure initiée par le procureur général de la République, et a même cité les cryptomonnaies dans ses motifs.
Les accusés dans le procès sont les directeurs de Google Brasil et Telegram Brasil, qui ont mené des campagnes contre le projet de loi n° 2 630/2020, la soi-disant loi sur les fausses nouvelles.
L’intention du projet de loi est de réglementer les réseaux sociaux et les services de messagerie privée sur Internet. Cependant, tout en avançant au Congrès national, le projet de loi a été critiqué publiquement par Google Brasil et Telegram Brasil, qui ne sont pas d’accord avec les règles.
L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête par la STF, qui cherche à savoir si les plateformes ont commis des abus en prenant position contre la loi sur les fausses informations.
Le ministre de la STF a rappelé que Telegram a déjà reçu un procès du CVM américain contre sa propre crypto-monnaie, TON
Dans le cas de Telegram, la police fédérale du Brésil a cherché à parler à un cabinet d’avocats représentant le réseau social. Cependant, les responsables du service juridique ont indiqué aux agents qu’ils ne représentent plus la plateforme, depuis le 14 mai 2023.
Autrement dit, le STF n’a pas été en mesure de localiser les responsables de Telegram au Brésil, par conséquent, il est incapable de les inviter à se défendre.
Pour motiver sa décision, Alexandre de Moraes a rappelé qu’aux États-Unis, la SEC avait des problèmes pour citer Telegram, en raison de la création de la propre crypto-monnaie de l’application. À l’époque, 39 investisseurs des États-Unis investissent dans la création de la monnaie, ce qui attire l’attention des autorités locales sur une éventuelle ICO.

Dans la foulée, le ministre STF au Brésil a rappelé que Telegram avait affirmé n’avoir aucune relation avec la crypto-monnaie TON et n’avait pas répondu aux autorités américaines.
Telegram peut traverser à nouveau des blocs s’il n’indique pas de représentants au Brésil
Après avoir analysé que Telegram n’a pas de représentants connus au Brésil, le ministre de la STF, Alexandre de Moraes, a ordonné l’assignation du réseau de l’entreprise à indiquer un représentant dans un délai maximum de 24 heures à compter de la citation.
Si la plateforme ne respecte pas la mesure, elle pourrait voir son exploitation suspendue au Brésil, pour une période initiale de 48 heures. Rappelons qu’en mars 2023, la STF avait déjà suspendu Telegram, qui ne fonctionnait pas dans le pays depuis plusieurs jours à l’époque.
Enfin, Telegram peut encore devoir payer une amende journalière de 500 000 reais, si un représentant ne se présente pas au STF.
« Au vu de ce qui précède, JE DÉTERMINE QUE LA société TELEGRAM INC SOIT ASSIGNÉE afin que, dans un délai de 24 (vingt-quatre) heures, à compter de l’assignation par le canal électronique renseigné par elle (content.referral-c1@telegram .org) procéder à la désignation, en justice, d’une représentation officielle au Brésil (personne physique ou morale), sous peine de suspension du fonctionnement des services TELEGRAM au Brésil, pour une période initiale de 48 (quarante-huit) heures. AMENDE FIXE, AUSSI, QUOTIDIENNE de 500 000,00 R$ (cinq cent mille reais), à la société TELEGRAM, si elle n’informe pas le représentant actuel au Brésil après la période indiquée.
Le projet de loi sur les fausses nouvelles lui-même, qui n’a pas encore été approuvé, mais est toujours en discussion au Congrès, prévoit le maintien de représentants au Brésil par des plateformes étrangères.
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