
Le co-fondateur d'Ethereum, Vitalik Buterin, estime que les marchés de prédiction offrent quelque chose que les réseaux sociaux n'offrent pas : la responsabilité.
Selon lui, les marchés de paris événementiels, dont Polymarket, agissent comme un « antidote » aux affirmations exagérées, aux réactions émotionnelles et à la désinformation diffusée sur les réseaux sociaux.
Le message de Buterin est simple : sur les réseaux sociaux, les utilisateurs peuvent écrire les déclarations les plus audacieuses sur des guerres, des catastrophes ou des événements politiques, et ils ne sont fondamentalement pas responsables des résultats. Les déclarations vives attirent l'attention des abonnés, et en même temps l'argent grâce à l'implication du public.
Les marchés de prédiction fonctionnent différemment : les participants doivent investir de l'argent dans certaines prédictions, et si leur pari s'avère faux, ils perdent. Ainsi, le système récompense la précision et pénalise l’exagération.
Vitalik Buterin estime que ce concept rend les marchés de prédiction plus axés sur la vérité que les plateformes pilotées par les likes et les gros titres.
Lorsqu'il a lu lui-même les nouvelles alarmantes et qu'il a ensuite vérifié les paris sur Polymarket, dans certains cas, les cotes du marché étaient aussi faibles que 4 %. Cela l’a aidé à mieux évaluer le risque réel plutôt que de réagir émotionnellement.
Buterin n’est probablement pas le seul à comprendre cela, car la popularité des marchés prédictifs continue de croître. Ainsi, l’activité sur les grandes plateformes est passée de moins de 100 millions de dollars par mois début 2024 à 13 milliards de dollars aujourd’hui. Les analystes estiment que cette croissance se poursuivra pendant au moins une décennie.