
LE Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) a déclaré que la protection des droits constitue un pilier pour le progrès de l’intelligence artificielle (IA) dans le système financier. Le Secrétariat national aux droits numériques (Sedigi) a présenté ce position institutionnelle mardi (1er) lors de la première édition du Sommet Zetta dans la ville de Brasilia.
L'événement a réuni des dirigeants et des autorités gouvernementales pour discuter des transformations des services de crédit et des impacts de tokenisation de l’économie.
Les experts ont ainsi discuté de la manière dont ces technologies redéfinissent la relation entre les personnes, les entreprises et l'argent dans l'environnement virtuel.
Le directeur de la promotion des droits numériques chez Sedigi, Victor Carnevalli Duriganréfute la prétendue opposition entre garanties juridiques et développement technologique.
Selon le représentant du ministère, la protection des données est un atout économique capable de générer un avantage compétitif pour les institutions du secteur financier.
Gouvernance et projet de loi sur l’intelligence artificielle
Le débat public a dépassé la phase de remise en question de la nécessité de règles pour se concentrer sur la meilleure manière de structurer le cadre juridique.
Durigan a défendu l'adoption d'un modèle axé sur la classification des risques et la prévention de l'utilisation malveillante des outils d'innovation technologique.
Cette approche technique suit les paramètres déjà appliqués dans Loi Générale sur la Protection des Données (LGPD) et dans l’environnement numérique ECA.
Outre les lois en vigueur, l'exécutif a cité le rôle des Plan brésilien d'intelligence artificielle (PBIA) dans la création de capacités institutionnelles pour la supervision de l’État.
Le panel a participé aux discussions sur le projet de loi 2338/2023 en cours de traitement dans les commissions de Congrès national. La proposition susmentionnée prévoit un système de gouvernance avec une coordination transversale pour les thèmes communs et une autonomie pour les actions pratiques des organismes de régulation sectoriels.
Méfiance des consommateurs et autorégulation du marché
La directrice du conseil d'administration de l'Agence nationale de protection des données (ANPD), Lorena Giuberti Coutinho, a souligné l'utilisation de l'IA dans les inspections de routine.
Cet expert a souligné l'attente d'observer des avancées pratiques dans la transparence des algorithmes créés par les entreprises du secteur des services bancaires.
Les initiatives privées d'autorégulation contribuent à restaurer la crédibilité des marques d'entreprise sans pour autant renoncer à l'action incisive des pouvoirs publics.
Le directeur a rappelé que l'article 50 de la LGPD prévoit l'adoption de règles de bonnes pratiques pour promouvoir le respect de la loi dans l'ensemble du secteur privé.
Les consommateurs brésiliens citent les achats sur Internet et les applications bancaires comme les activités les plus préoccupantes en matière de cybersécurité.
Cette perception sociétale découle de l’incidence élevée de fraudes et de délits contre les clients des services de paiement et de transfert en ligne.
Réglementation sectorielle et transformation numérique des entreprises
Le coordinateur du Département de régulation du système financier de la Banque centrale du Brésil (BCB), Carlos André de Melo Alves, a défendu une connaissance approfondie des segments.
Cette maîtrise technique des autorités permet une structuration adaptée de l'écosystème et une protection sans restriction des clients des entreprises régulées.
L'autorité monétaire surveille les risques de marché et la concentration sur les fournisseurs de technologie dans toutes les régions du pays.
Cette surveillance continue de l’État se produit malgré l’absence temporaire de réglementation sectorielle axée sur l’intelligence artificielle dans la situation économique actuelle.
Le panel était modéré par Directeur des opérations chez iFood Pago, Thomas Barthet la présence de la directrice de fintech Neon, Ana Luiza Franco Forattini.
La division financière d'iFood représente un quart des revenus de l'application et reflète la métamorphose de la marque en un écosystème transactionnel complexe.